Les points noirs des Diables Rouges

Par Dominique le 13 octobre 2010 - 1 commentaire

Ils méritent tous un grand coup de pied au derrière. Car ne pas avoir remporté ce match contre l’Autriche est inadmissible !


Il est des réputations qui vous collent à la peau et dont on aimerait se débarrasser au plus vite. Exemple choisi au hasard : les Diables Rouges. Ainsi, une rumeur affirme que l’équipe nationale belge ne saurait pas s’y prendre pour gagner une rencontre importante. Tiens, justement : cela fait combien de temps qu’elle n’y est pas parvenue ? Bonne question. Qui appelle immédiatement cette réponse : ces moments de frustration ne sont pas près de s’estomper suite au passage de l’Autriche par Bruxelles. Nul n’ignorait le rôle capital que ce match était censé jouer sur le destin européen de la Belgique, bien mal embarquée dans ce tour de chauffe migratoire à destination de l’Ukraine et de la Pologne après deux faux départs contre l’Allemagne et la Turquie.

Aujourd’hui, tout le monde sait que les Diables Rouges n’ont décidément rien compris à ce sport qui consiste à empêcher son adversaire d’inscrire des buts tout en en marquant soi-même un maximum. Le football, c’est pourtant simple, non ? Eh bien, pas pour les Belges. Entre le principe du jeu et son application, ceux-ci ont atteint, face à l’Autriche, le sommet de la balourdise, le pic de la désillusion et le point culminant du gâchis tandis qu’ils en galvaudaient stupidement deux, de points, perdant du même coup une superbe opportunité de revenir sur les Turcs, victimes en fin d’après-midi d’une embuscade fatale en Azerbaïdjan, et de coller au train des Autrichiens derrière une Allemagne de plus en plus insaisissable. Rien de tout ça ne s’est donc produit. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. La preuve : les Diables Rouges ont malgré tout planté quatre goals. Ce qui, en soi, aurait dû être suffisant pour qu’ils l’emportent. Pas du tout puisqu’ils en concédaient tout autant.

Le spectateur neutre y aura certainement trouvé son compte. Il en aura eu pour son argent, comme on dit. Moi, je m’en tiendrai à la naïveté d’une défense et au manque de réalisme d’une attaque, les erreurs et la désorganisation de l’une étant aussi préjudiciables à l’ensemble que l’insouciance mais également la malchance de l’autre. Les quatre buts encaissés par Logan Bailly étaient tous évitables. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la liberté de mouvement dont les Autrichiens ont bénéficié sur chacune de ces actions. A ce niveau, c’est inadmissible. Tout comme il n’est pas tolérable non plus de louper un tel nombre d’occasions. Ce suicide collectif fut cependant à deux doigts de se transformer en résurrection lorsque Nicolas Lombaerts nous fit tous croire au miracle. Voilà pourquoi avoir encore permis à l’Autriche de revenir au score est, en soi, quelque chose de totalement absurde. Quant à prétendre que cette équipe a prouvé qu’elle avait de l’avenir, j’en accepte volontiers l’augure : effectivement, tout fut loin d’être mauvais, ce fut d’ailleurs bon par séquences. Mais avant que les Diables Rouges ne se découvrent un futur, ils devront préalablement tirer les leçons du passé. Toutes les leçons. A commencer par celle que l’Autriche leur a administrée : et celle-là, elle est mémorable !

Dominique  

 

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Écrit par : Julien | 15 octobre 2010

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