Club Brugeois : ça va mal finir !

Par Dominique le 05 novembre 2010

Deux hommes portent la responsabilité des échecs répétés de l’équipe flandrienne : Luc Devroe, le manager, et Adrie Koster, l’entraîneur. Qu’attendent-ils pour partir ?


Lorsque cette quatrième journée d’Europa Ligue commença, nul n’ignorait que le football belge jouait gros à cette occasion. A l’heure de consulter le programme de la soirée, tout en jetant un œil sur les classements des groupes C (La Gantoise), D (Club Brugeois) et G (Anderlecht), il ne faisait aucun doute qu’une victoire constituait, pour les trois équipes concernées, le meilleur moyen d’accrocher l’une des deux places qualificatives au tour suivant. Les Gantois étaient bien décidés à laver l’affront subi le 21 octobre dernier face à une formation du Sporting Lisbonne qui, ce jour-là, leur avait mis cinq buts. Les Brugeois avaient l’opportunité de passer devant leur adversaire tout en reprenant un peu du poil de la bête après un début de championnat pour le moins poussif. Les Bruxellois avaient à cœur d’écarter un rival direct au sein d’une poule où  tout restait possible derrière les extra-terrestres du Zénith Saint-Pétersbourg.

A l’arrivée, seule La Gantoise a rempli sa part de contrat, émergeant en fin de partie, se relançant du même coup tandis que le Levski Sofia et Lille partageaient l’enjeu. Nantis de quatre points, les Flandriens promènent un regard souriant sur l’avenir, qui leur apparaîtra radieux pour peu qu’ils réussissent un bon résultat, à domicile face au Levski Sofia d’abord, non loin de Gentbrugge, à Villeneuve d’Ascq ensuite. J’ai peu de choses à dire sur cette rencontre entre Gand et le Sporting Lisbonne, car je n’en ai rien vu. Le verdict favorable qui en découle m’est parvenu à Bruges où j’observais, avec déplaisir, les efforts de plus en plus vains entrepris par le Club local pour s’extraire du marasme dans lequel il s’enfonce davantage à chaque match.

C’est évident : les Brugeois ne croient plus du tout en eux. Leur public non plus, d’ailleurs. La preuve : par moments, il faisait un silence de cathédrale ce jeudi à l’Olympiapark, terre autrefois réputée pour ces agapes où, dans le plus pur style breughelien, l’on faisait ripaille en se délectant du sang, de la rate et des boyaux des imprudents venus s’égarer par là-bas. Aujourd’hui, aller à Bruges ne fait plus peur. Les Flandriens ne marchent plus sur l’eau. Ils sombrent. Corps et âme. Leur capitaine, Adrie Koster, sera-t-il le premier à quitter le navire, comme c’est souvent l’usage en pareille occurrence, et comme cela le fut déjà cette saison à Eupen, au Lierse, à Charleroi ou à Zulte-Waregem ? Leur président, Pol Jonckheere, qui ne cesse de répéter que sa patience a des limites, passera-t-il enfin à l’acte, s’essayant à provoquer un choc psychologique bien nécessaire au sein d’un groupe manquant d’amour-propre et dépourvu de ces fortes personnalités censées lui redonner vigueur et crédibilité ? Leur manager, Luc Devroe, reconnaîtra-t-il ses nombreuses erreurs dans le cadre d’une politique de transferts dont l’incohérence frise la faute professionnelle grave ?

La vie interne du Club Brugeois est devenue un vrai foutoir. Les écarts répétés de Nabil Dirar, le stretching d’avant-match d’Ivan Perisic dans une célèbre boîte de nuit située entre Bruxelles et Anvers, l’insupportable suffisance dont se drapent certains, dont Ryan Donk ou Vadis Odidja, n’amènent plus à se poser des questions sur la mentalité qui prévaut désormais à l’Olympiapark (celle-ci ne fait aucun doute) mais elle interpelle sur les capacités réelles des maîtres des lieux à veiller à ce que cette agonie, qui remonte tout de même au printemps, ne se prolonge pas indéfiniment. Pour éviter qu’un tel cas de figure se produise, deux personnes doivent quitter Bruges. En premier Luc Devroe, le manager du Club. C’est lui qui a bâti cette équipe. Il s’y emploie depuis trois ans. Il s’est trompé sur toute la ligne. Dès lors, qu’il assume les conséquences de ses bourdes. Puis Adrie Koster, parce qu’il n’a ni le charisme ni la poigne pour occuper la fonction qui est la sienne. Voilà ce à quoi je songeais alors que le Sporting d’Anderlecht loupait le coche : à Athènes, les Bruxellois avaient en effet les moyens de l’emporter ! Dommage…   

Dominique

14:17 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.