« Petits arrangements entre amis »

Par Dominique le 08 novembre 2010 - 1 commentaire

Avec vingt-quatre buts marqués, le record de goals inscrits (30) en une journée n’a pas été battu ce week-end. En dépit des cadeaux faits par certaines équipes à d’autres…


Vous ne le savez peut-être pas : depuis samedi, nous sommes entrés dans « La Semaine de la Gentillesse ». Cette opération suggère à tout un chacun (vous, moi, le voisin, etc.) de se mettre au service d’autrui le temps d’une bonne action, d’un acte de gentillesse si vous préférez.

Au fait : c’est quoi, « être gentil » ? Cela dépend, bien sûr. Dans le cadre d’un sport, tiens : le football, par exemple, le mot « gentillesse » incarne une espèce de noblesse de cœur qui consiste à aider un adversaire dans la difficulté. Le gars est à terre, victime d’un contact un peu trop rugueux de la part de son vis-à-vis ? Celui-ci envoie immédiatement le ballon en touche, histoire que le soigneur et sa fameuse éponge-miracle remplissent leur office sans tarder. Mieux : toute une équipe est plongée dans le doute après un début de saison catastrophique, et une autre éprouve le besoin pressant de la rassurer. Voilà justement ce qui s’est passé samedi à Sclessin, où les défenseurs du Standard, en refusant de placer leur ego au premier plan, ont permis aux attaquants de l’AS Eupen de bénéficier d’une liberté d’action inespérée. C’est pas gentil, ça ? Oh que si !

Pareil humanisme s’est également manifesté du côté de Lierre où, tour à tour, les deux formations en présence se sont lancées dans un échange de politesses éperdu qui ne pouvait déboucher, ma foi, que sur un partage équitable : en résumé, les ratés de Wesley Sonck et de Tomasz Radzinski devant Jugoslav Lazic n’ont eu d’égales que les largesses dont l’arrière-garde lierroise fit montre envers des Lokerenois qui, pourtant, étaient alors à la rue.

Le Sporting Charleroi, qui n’a plus gagné à Malines depuis quinze ans, n’a pas enfreint cette règle de l’hospitalité qui, en football, fait parfois rimer « gentillesse » avec « conformisme » ou, dans le cas qui nous occupe, avec « dégringolade ». Cette mise en perspective a été aussi observée à Saint-Trond, tandis que Zulte-Waregem volait allègrement dans les plumes de ces « Canaris » aux ailes rognées après que Marc Wagemakers tout d’abord, Vincent Euvrard et Sven Van Der Jeugt ensuite aient fait en sorte d’offrir deux buts à l’opportuniste Habibou. Vous parlez de cadeaux ! Et que dire de ceux dont le Germinal Beerschot gratifia son hôte courtraisien ? Je reviendrai sous peu sur le cas posé par les Anversois. En attendant, les voici à nouveau battus. Victor Wanyama, auteur de deux penaltys en une demi-heure (16e et 47e minutes), et Thomas Kaminski, coupable d’une sortie ratée devant Rami Gershon, se chargèrent de s’accorder sur le sens du mot « gentillesse » : au Germinal Beerschot, il correspond à la niaiserie d’une défense poreuse à souhait. Un comble pour une équipe dont l’entraîneur est lui-même un ancien arrière central !

De courtoisie, il en fut enfin question au stade Constant Vanden Stock, où le Sporting d’Anderlecht, plutôt lent à trouver ses marques dans ce match au sommet, perdit même le fil de celui-ci assez rapidement, autorisant dès lors un Club Brugeois moribond ces derniers temps à se libérer de lui-même et de ses appréhensions. Puis les Flandriens apparurent à leur tour comme des « gentils », fournissant aux Bruxellois l’opportunité de revenir à leur hauteur, notamment quand cette mésentente entre Vadis Odidja et Karel Geraerts profita à Romelu Lukaku. On appelle cela des « petits arrangements entre amis ». N’y voyez pas malice. C’est du second degré. Naturellement…

Dominique    

11:30 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

.......c'est la semaine de la gentillesse........on vous a connu "plus mordant" Monsieur Paquet

Écrit par : declerck | 09 novembre 2010

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