Timmy Simons, l’anti… Mehdi Carcela

Par Dominique le 16 novembre 2010

Ces prochains jours, je pars à Enschede afin de rendre visite à mon ami Michel Preud’homme. Il y a donc de fortes chances que je ne puisse pas voir le match amical de ce milieu de semaine entre la Russie et la Belgique. Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas vous parler de cette rencontre ? Bien sûr que non !


Pourtant, je n’ai aucun commentaire particulier à formuler concernant la composition de la sélection (23 joueurs) retenue pour l’occasion par Georges Leekens. La mise à l’écart de Logan Bailly ? Elle me comble. Ne l’avais-je pas appelée de tous mes vœux (voir mon blog du 10 octobre), tandis que, déjà, le gardien de but du Borussia Mönchengladbach semblait ne rien entendre à la nature d’un poste qui exige de celui qui l’occupe une confiance en soi bienvenue et une maîtrise de ses nerfs convenue ? A l’époque, j’avais formulé les choses avec politesse, plaidant pour le remplacement de Logan Bailly face à l’Autriche. Bien sûr, je ne croyais pas que Georges Leekens tiendrait compte de mon avis. Et pour cause ! Il a préféré s’obstiner. N’écoutant personne, en dépit de cette large tendance qui se dégageait  pourtant au sein de son propre staff technique contre le maintien de Logan Bailly comme titulaire, Georges Leekens trancha donc en faveur du Liégeois.

Mal lui en prit. La Belgique fit des siennes devant l’Autriche, perdant du même coup deux points précieux sur la route censée la conduire en Ukraine et en Pologne d’ici 2012, Logan Bailly galvaudant le peu de crédit qu’il lui restait tant auprès de l’opinion publique que de son club-employeur. En football, l’abus de faiblesse ne pardonne pas. Dès lors, qui prendra le relais du Liégeois en Russie ? Ma préférence va à Jean-François Gillet. Mais remplacer un type qui encaissait goal sur goal dans le championnat d’Allemagne par un gars dont l’équipe est dernière en Serie A italienne (1 point en 7 matches) n’est pas de nature à rassurer qui que ce soit sur les capacités de discernement que l’on prête, volontiers ou à tort – là n’est pas mon propos –, à Georges Leekens. Je n’en maintiens pas moins qu’un gardien qui se coltine chaque semaine des face-à-face avec des attaquants de la trempe d’un Zlatan Ibrahimovic, d’un Fabio Quagliarella, d’un Samuel Eto’o  ou d’un Edison Cavani est d’une autre envergure que celui qui, à vingt-sept ans largement accomplis, n’a jamais croisé sur sa route qu’un Ljubijankic, un Rossini ou un Negrao. Formuler une telle opinion va me permettre d’élargir mon cercle d’amis, je le sais, mais je m’en moque : si Silvio Proto joue en Russie, j’en serai sincèrement désolé…

Je déplore tout autant l’absence de Mehdi Carcela pour ce trip à Voronec. Celle-ci ne faisait toutefois aucun doute. Qui ignore encore la situation (inconfortable ?) dans laquelle se trouve le surdoué de Sclessin ? Ses parents souhaitent le voir porter le maillot des Diables Rouges. Les dirigeants du Standard les soutiennent du mieux qu’ils peuvent : ils désireraient tellement que le fils prodige écoute Francisco, son papa, et Najet, sa maman. Dans le cadre d’un transfert à l’étranger, sort promis tôt ou tard à Mehdi Carcela, être international belge est, disons, plus intéressant que s’engager avec le Maroc, l’autre alternative possible pour le Liégeois.

Georges Leekens ne se fait plus aucune illusion. Il ne l’a pas annoncé officiellement mais pour lui, le cas posé par Mehdi Carcela est réglé : celui-ci lui a avoué avoir choisi le Maroc. La perte d’un tel talent, capable à ce point de provoquer, de bousculer, de décoiffer ses adversaires – comme il le fit si bien avec le Standard contre Anderlecht et La Gantoise –, est profondément regrettable pour les Diables Rouges. Même si le jeu de Mehdi Carcela manque de rigueur. Même s’il est incapable, le plus souvent, d’effectuer deux efforts consécutifs. Même si son assiduité à l’entraînement demeure, parfois, à démontrer. C’est à lui que je songeais dimanche soir, en observant Timmy Simons réaliser une excellente prestation avec le FC Nuremberg devant le Bayern Munich. Quel professionnalisme ! Quelle obstination ! Quel sens du placement ! Certes ! Nuremberg a été battu mais, par la faute de Timmy Simons, Bastian Schweinsteiger, le maître à jouer des Bavarois, n’a pas pesé sur la rencontre comme il en a l’habitude. Sacrée performance ! Mehdi Carcela aurait énormément appris au contact de Timmy Simons : ne prétend-on pas que les extrêmes s’attirent ? Puis, c’est sûr, l’élève aurait dépassé le maître… 

Dominique   

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