La vérité sur la santé de Jelle Vossen

Par Dominique le 15 décembre 2010

Le buteur limbourgeois est de retour. Le premier à s’en réjouir ? Marvin Ogunjimi, son équipier. Les deux attaquants du Racing Genk forment un duo de choc. Il y en a eu d’autres avant eux…


Ce samedi, Jelle Vossen était gai comme un pinson de mai. Tout d’abord, son équipe l’avait emporté. Une victoire précieuse pour le Racing Genk, puisque ce succès permettait aux Limbourgeois de repasser seuls en tête du classement, reléguant Anderlecht à un point. Mais cela, Jelle Vossen l’ignorait encore au moment où Eupen reprenait la direction du Kehrweg après avoir été bousculé, puis flagellé par son hôte. La bonne nouvelle, il n’allait l’apprendre que le lendemain soir, à l’issue de ce partage blanc poussivement arraché par le Sporting bruxellois face à Lokeren.

Ce samedi, en revanche, Jelle Vossen savait que sa cheville avait tenu. Martyrisés à Charleroi  le 20 novembre sur un tackle pour le moins appuyé de Naïm Aarab, les ligaments du pied droit du Limbourgeois étaient dans un sale état quand celui-ci quitta le Mambour en chaise roulante. Très vite, d’ailleurs, les médecins annoncèrent la couleur : Jelle Vossen ne rejouerait pas avant deux mois. Trois semaines plus tard, il était de retour, neuf jours après s’être remis à courir, septante-deux heures après avoir repris l’entraînement avec ses partenaires. Un miracle ? Plutôt la conséquence, heureuse, d’un diagnostic formulé d’une manière un peu trop alarmiste et le résultat, bénéfique, du travail de forcené accompli par le Limbourgeois afin d’être à nouveau maître de sa destinée.

Ce samedi, donc, Jelle Vossen a fait mieux que de démentir les rumeurs calamiteuses qui couraient à propos de son état de santé. Non seulement il a rétabli la vérité sur celle-ci. Mais il a marqué à nouveau. Ce qui ne lui était plus arrivé depuis un sacré bout de temps, le 17 octobre en fait, lorsque Genk avait battu le Standard. Jelle Vossen avait inscrit le troisième goal des Limbourgeois. Après ? Plus rien. Une blessure – on l’a vu – mais, surtout, le sentiment qu’avec un total de quatorze buts en onze journées, jamais le Limbourgeois ne parviendrait à tenir un tel rythme infernal jusqu’au bout. Sans parler de ses prestations avec les Diables Rouges. Après avoir explosé à la lumière, il était évident qu’il exploserait tout court. Ce qui survint. Non pas tant à Charleroi, mais plutôt entre l’instant choisi par Jelle Vossen pour claquer une dernière fois la balle au fond contre le Standard et cette période de discrétion qu’il traversa face à Courtrai, Anderlecht, Westerlo et le Cercle Bruges. Sa route croisa alors celle de Naïm Aarab. Privé de son finisseur-passeur, Genk s’inclina à domicile devant La Gantoise, puis se refit un moral en gagnant au Germinal Beerschot. On en était à la dix-huitième journée de championnat. Cela faisait sept matches que Jelle Vossen n’avait plus réussi à mettre en valeur ses qualités de percussion. Il y est parvenu contre Eupen, performant en signant un joli doublé, altruiste en permettant à Marvin Ogunjimi de concrétiser une ultime occasion.

J’avoue avoir apprécié. D’ailleurs, on s’ennuie rarement avec Genk. Ce n’est pas un hasard si cette formation possède la ligne d’attaque la plus prolifique de la division 1. Avec vingt-quatre goals, Jelle Vossen (16) et Marvin Ogunjimi (8) sont impliqués dans près de la moitié des buts (50) du Racing. Ce duo dont la complémentarité saute aux yeux vaut largement certains autres tandems qui, il y a quelques années, ou davantage, contribuèrent à rendre le football très simple pour leur club mais excessivement compliqué pour l’adversaire. Je pense ainsi à Kenneth Brylle et à Franky Vercauteren qui, entre 1979 et 1984, inscrivirent 93 goals en 284 rencontres pour le Sporting d’Anderlecht. Je songe également à la paire formée par Eli Ohana et Piet den Boer (37 goals entre 1987 et 1989 pour le FC Malinois), à celles composées de Luc Nilis et Marc Degryse (143/1989-1994/Anderlecht), de Mario Stanic et Robert Spehar (65/1995-1997/Club Brugeois), de Branko Strupar et Souleymane Oulare (103/1996-2000/Genk), de Jan Koller et Tomasz Radzinski (79/1999-2001/Anderlecht), de Moumouni Dagano et Wesley Sonck (90/2001-2003/Genk) et, plus récemment, de Dieumerci Mbokani et Milan Jovanovic (73/2007-2010/Standard). Au fait : savez-vous ce que ces deux-là sont devenus ? Il paraîtrait que le premier est en train de se planter complètement du côté de Monaco tandis que le second se maudit un peu plus chaque jour d’avoir signé à Liverpool. Qu’est-ce à dire ? Eh bien que lorsqu’ils quitteront la Belgique, une éventualité sérieuse, Jelle Vossen et Marvin Ogunjimi devront faire le bon choix. Ce qui n’est jamais facile. En tout cas, ils sont prévenus…

Dominique 

07:57 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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