Un nouveau calendrier: c’est possible?

Par Dominique le 20 décembre 2010 - 1 commentaire

Le mauvais temps a perturbé le déroulement de la vingtième journée de championnat. Neige à prise rapide. Tout le contraire du football imaginé par Adrie Koster !


Je n’ouvrirai pas le débat. Je ne poserai pas la question de savoir si le football doit continuer à se pratiquer en hiver (pour mémoire, la vingt-deuxième de journée de championnat se déroulera le mercredi 29 décembre), ou qu’au contraire, cette offensive du froid que nous subissons avec une rare intensité en appelle à une modification radicale du calendrier. Je laisse ce soin à d’autres, nettement plus au fait de la chose sportive, ceux qui sont génétiquement programmés pour les magouilles et les intrigues, les mêmes qui, il y a peu, confondaient la Ligue professionnelle avec une épicerie de village. Néanmoins, je serais tenté de dire que puisqu’un vent de réforme(s) paraît souffler de Malines à Saint-Trond et de Charleroi à Lokeren, pourquoi ne pas permettre à cette bourrasque prétendument revigorante de produire tous ses effets, et, ainsi, considérer ce retour à une compétition à dix-huit équipes comme une première étape dans l’élaboration de mesures qui créeraient de meilleures conditions de jeu ?

Ce saucissonnage de nos week-ends ne ressemble effectivement à rien. La superficie de la Belgique est-elle en cause ? L’argument est plausible. Dans un pays où les distances entre deux villes peuvent parfois être immenses, il est logique que l’on éprouve du mal à maîtriser des phénomènes climatiques sévissant ici et là sur un territoire aussi vaste. Samedi, ça glissait et ça patinait à Saint-Trond. Soixante kilomètres plus loin, la rencontre entre Eupen et Charleroi se déroulait normalement. Le lendemain, on jouait à Bruges mais il fallait chausser des raquettes pour se rendre à Anvers. L’aspect ludique et cocasse de la situation n’a pas échappé à certains qui, en plein match, ont improvisé une bataille de boules neige, songeant sans doute aux Noëls de leur enfance alors qu’à quelques mètres en contrebas, Brugeois et Anderlechtois n’avaient aucune envie de s’amuser. Seule la victoire importait à leurs yeux. Celle-ci échut aux Bruxellois : comme quoi, il devient indispensable que le printemps arrive également pour le Club !

Adrie Koster sera-t-il encore là pour goûter à ses charmes ? Vous connaissez mon avis (voir mon blog du 5 novembre). Dans l’interview qu’il a récemment accordée à l’hebdomadaire « Voetbal International », l’entraîneur néerlandais du FC Bruges a formulé une réflexion qui m’a interpellé. La voici : « Ce qui nous différencie, nous, Hollandais, de vous autres, les Belges ? Notre conception du football est plus audacieuse. Vous privilégiez la prudence. Vous veillez avant tout à ne pas encaisser. Nous prônons un jeu davantage tourné vers l’attaque. C’est ce schéma plus spectaculaire qu’il m’a été demandé de reproduire à Bruges. » Ces lignes font sourire. Les propos d’Adrie Koster m’ont ramené quelques mois auparavant, en Afrique du Sud, lorsque le comportement affiché par la sélection néerlandaise face au monde se situait à mille lieues de cette philosophie dont les Pays-Bas seraient les garants.

Par ailleurs, lorsque je me penche d’un peu plus près sur le bilan dont la défense du Club Brugeois se prévaut cette saison (29 buts), je me prends à songer que soit Adrie Koster est un incompétent, soit il excelle dans le foutage de gueule, soit il s’agit d’un doux rêveur. Par respect pour l’individu, j’écarte les deux premières hypothèses. Reste la troisième : le Hollandais est un utopiste. L’hégémonie toute relative que le Club Brugeois s’efforce d’exercer sur certains de ses adversaires, et qu’il ne transformera pas en domination totale en réussissant à se mêler in extremis à la lutte pour le titre, s’explique principalement par la faiblesse de ses lignes arrières : après celles de Saint-Trond (35 goals), Eupen (37), Charleroi (37) et le Lierse (38), ce sont en effet les plus poreuses de la division 1. Les Flandriens sont en bien agréable compagnie ! Cela en dit assez concernant les contradictions qui assaillent celui censé donner une consistance au groupe dont il a la charge. Visiblement, Adrie Koster est incapable d’élaborer un compromis entre les divers secteurs de jeu de son équipe. Il a beau se gausser de la manière dont nous concevons le football en Belgique : il nous en reproche la frilosité. La façon dont il en perçoit les nuances me ramène aux images des journaux télévisés de dimanche soir, avec ces glissades incontrôlées sur des trottoirs gelés, des bouchons avec des voitures à perte de vue devant et derrière sur des autoroutes saturées, des aéroports dégueulant leur trop-plein de passagers fous furieux d’avoir été détournés de leur destination initiale. Et cette neige qui emprisonne tout cela comme du ciment. A prise rapide, bien entendu. Tout le contraire, en fait, du football tel que l’imagine Adrie Koster…         

Dominique

16:41 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

rien que pour les yeux vive le foot anglais. a tellement vouloir reformer on arrivera bien a reformer les dirigants du foot belge. il est temps que cela soit serieux. en belgique on a des diamants brutes il suffit de les travailler, mais pour celail faut une structure du plus jeune age et la est le bleme en belgique. dommage que le Mich ne soit pas reste a la federation mais il est vrai il y avait trop de dinosaures a bouger. et oui j'en reviens au vrai foot. vive le foot anglais. tjs present sur tout les tableaux

Écrit par : dan de petit dour | 02 janvier 2011

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.