Felice Mazzu et le White Star gonflés à… blog

Par Dominique le 21 décembre 2010

Felice Mazzu est devenu bien malgré lui un féru de météorologie. Sa hantise ? Que le match-aller de Coupe de Belgique prévu ce mercredi soir entre le White Star et La Gantoise soit remis en raison des conditions climatiques. L’entraîneur du club bruxellois n’apprécierait pas ce contretemps. Il me l’a confié !


Je n’ai jamais autant levé les yeux en direction du ciel. Je le fais parfois en match, quand je ne suis pas d’accord avec une décision prise par à un arbitre. Rien d’anormal à cela. Quel entraîneur ne réagit pas ainsi ? Mais à ce point, cela ne m’était pas encore arrivé. A l’heure où vous lisez ces quelques lignes que Dominique Paquet a eu la gentillesse de nous consacrer, à mon club et à moi, il neige peut-être. Comme il a neigé ce week-end, nous contraignant à faire l’impasse sur un déplacement, samedi, à l’US Centre. Ce report m’a contrarié. Je considérais en effet cette rencontre comme une répétition idéale avant celle qui nous opposera en ce milieu de semaine à La Gantoise, dans le cadre des quarts de finale de la Coupe de Belgique. J’aurais pu ainsi évaluer une dernière fois l’état de forme et de fraîcheur de mon équipe à quatre jours d’honorer un rendez-vous aussi prestigieux, qui plus est face au tenant. Ce qui n’aurait pas été du luxe. Cela ne fut pas possible. Tant pis !

Comment je vois les choses ? Avec appréhension, mais également avec confiance. Nous ne craignons pas outre mesure les Flandriens. Nous les respectons, c’est évident. A priori, l’issue de ce double affrontement, la manche décisive se disputant dans leurs installations, doit leur être favorable. Néanmoins, nous jouerons crânement notre chance. D’ailleurs, c’est ce que nous avions fait contre Zulte-Waregem et Lokeren, aux tours précédents. Notre audace avait payé. Sera-ce le cas à nouveau ? Je l’espère.

Je connais mon équipe. Je sais ce dont mes joueurs sont capables, techniquement et physiquement. Je vais dès lors m’orienter vers une préparation plus psychologique de cette partie, puisant dans l’histoire récente du football des exemples d’outsiders comme nous qui, en dépit de la différence de statut qui les séparait de leurs adversaires, n’en ont pas moins sérieusement bousculé ceux-ci. A cet effet, j’ai préparé un montage-vidéo relatant les exploits en Coupe de France de trois formations : Calais en 1999-2000, Carquefou en 2007-2008 et Quevilly la saison dernière. Après avoir éliminé Lille, l’AS Cannes, Strasbourg et les Girondins de Bordeaux, les Nordistes s’étaient hissés en finale : ils avaient été battus par le FC Nantes, au Stade de France, sur le plus petit écart. Carquefou, modeste équipe de Loire-Atlantique, s’était quant à lui débarrassé de l’Olympique de Marseille, entraîné par Eric Gerets, et de Nancy, avant de chuter devant le Paris-Saint-Germain. Enfin, l’US Quevilly s’était offert le scalp de Rennes et de Boulogne-sur-Mer, manquant pour un rien de poinçonner son ticket pour le Stade de France où il avait été devancé in extremis par ce même Paris-Saint-Germain.

A l’issue de cette séance, la question que je poserai à mon groupe sera simple : pourquoi ne pourrions-nous pas faire comme eux ? Le fait d’évoluer deux divisions en-dessous des Gantois doit-il nous inhiber au point que nous perdions tous nos moyens ? L’argument serait irrecevable après ce que nous avons montré fin octobre contre Zulte-Waregem, puis deux semaines plus tard devant Lokeren. Alors ? La perspective, réelle, que les Flandriens se méfient de nous serait-elle de nature à voir certains egos gonfler démesurément ? Je suis rassuré : mes gars sont de bons gars, toujours prêts à mettre « le pied dans le commerce » comme on dit quand on parle d’engagement, conscients que rien ne s’obtient sans peine. Et puis si ce n’était pas le cas, croyez bien que ces quelques écervelés seraient rapidement rappelés à l’ordre.

En ce qui me concerne, je suis fier de mes joueurs. Notre objectif consiste à permettre au White Star d’accéder dans quelques mois à la division 2. Il est clair que si nous pouvons pimenter ce parcours en championnat en devenant, après l’AS Ostende, le Tubantia Borgerhout, Mons, Seraing et les Francs-Borains, la sixième équipe (eh oui, seulement !) de division 3 à accrocher une demi-finale de Coupe de Belgique, nous ne bouderons pas notre plaisir. Là-dessus, j’en ai terminé ! Place au terrain. Pour autant, bien entendu, qu’il soit praticable…

Felice Mazzu (avec Dominique)

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