Un Courtois pour chasser l’autre !

Par Dominique le 11 janvier 2011 - 2 commentaires

Alain Courtois aurait pu être l’homme de cette fin d’année 2010. Mais pour cela, il fallait que la candidature de la Belgique à l’organisation de la Coupe du Monde 2018 soit retenue par la Fifa. Un coup dans l’eau ! Dès lors, ce fut l’occasion pour un autre Courtois, Thibaut, le gardien du Racing Genk, de voler la vedette à son homonyme. Mérité ? Assurément…


Depuis ce dernier samedi de juillet et ce premier dimanche d’août, entre cet été caniculaire et ce mois de décembre pourri par des épisodes neigeux à répétition, le championnat de Belgique de division 1 n’a cessé de m’occuper l’esprit. Pas un jour ne s’est écoulé sans que je n’y aie pensé, ou que j’en aie parlé. En bien ou en mal, selon les circonstances du moment. Certes ! Le temps n’est pas encore aux bilans – on est à peine à mi-parcours – mais en cette période de trêve, l’instant me paraît opportun de revenir sur certaines performances individuelles. Le but du jeu ? Bâtir d’une façon purement et inévitablement subjective ce que j’ai pompeusement baptisé « mon équipe-type », et dont la composition vous permettra, d’ici un peu moins de deux semaines, d’observer ce qui se passe dans le football belge autrement que par le prisme convenu d’une banale reprise de la compétition.

Pour occuper la place de gardien, ma préférence va à Thibaut Courtois. Deux raisons dictent ce choix. Le Genkois fait partie de l’un des rares vrais clubs formateurs de Belgique, où la détection du talent précoce est quasiment devenue un code génétique. L’émergence au plus haut niveau de Thibaut Courtois – il aura dix-neuf ans en mai – démontre avec pertinence que le Racing Genk a raison de miser ainsi sur ses jeunes. D’autant que celui-là est spécialement doué : le nombre d’arrêts déterminants réalisés jusqu’à présent par Thibaut Courtois est pour beaucoup dans l’excellent classement de son équipe, toujours en embuscade derrière Anderlecht.

Ma défense se compose de Marcin Wasilewski, de Nuno Reis, de Roland Juhasz et de Derek Katuku Tshimanga. Je ne suis pas un fan du Polonais. Dire que certains parmi ses prédécesseurs au poste d’arrière droit du Sporting bruxellois étaient intrinsèquement plus forts que lui relève du doux euphémisme. Mais la manière dont Marcin Wasilewski s’est reconstruit après sa grave blessure suscite l’admiration. Je tenais à lui rendre cette justice. C’est fait. Prêté par le Sporting Lisbonne au Cercle Bruges, Nuno Reis affiche une remarquable maturité pour un joueur qui fêtera seulement son vingtième anniversaire fin janvier, tandis que ses qualités physiques pures – à savoir sa puissance et sa souplesse – en font un adversaire redouté par les attaquants. Roland Juhasz ? On connaît son excellente lecture du jeu, son flair aurais-je envie d’ajouter sur phases arrêtées, mais, en outre, son extrême rigueur. Enfin, Derek Katuku Tshimanga, révélation de la révélation de la saison : Lokeren, médian reconverti défenseur latéral, élément surpuissant doté d’une pointe de vitesse décoiffante et d’un culot monstre…

Maintenant, la ligne médiane. Dennis Odoi, dont j’apprécie la polyvalence et la technique, rivalise avec les meilleurs. Ce constat vaut également pour le Brésilien Renato Neto, véritable métronome du Cercle Bruges, gros bosseur, doté en outre d’un solide jeu de tête, pourvu d’un sens du geste juste hors du commun. Sur les flancs ? A droite, Mehdi Carcela, à gauche, Mbark Boussoufa. Le Liégeois poursuit sa folle progression. Auteur de cinq buts lors de ses deux dernières saisons, il en est déjà à neuf cette année. Techniquement, Mehdi Carcela est probablement le meilleur footballeur du championnat. Quant à Mbark Boussoufa, qui est mon favori pour le « Soulier d’Or » 2010, c’est tout simplement parfait dans un registre qui permet à l’Anderlechtois d’alterner les passes décisives (12) et les goals (9), le tout en ayant été écarté des terrains durant un mois, suite à sa blessure encourue le 4 novembre face à l’AEK Athènes, en Europa Ligue. Chapeau bas !

Au tour des attaquants. L’absence de Romelu Lukaku surprendra sans aucun doute. Le Bruxellois aurait mérité que je m’intéresse à lui, c’est clair, notamment après son doublé réussi en Russie avec les Diables Rouges, mais la découverte de Jelle Vossen et le potentiel intrinsèque d’Ivan Perisic ont incité mon esprit à emprunter une voie moins conventionnelle. Initialement voué au rôle de remplaçant à son retour du Cercle Bruges, le Limbourgeois a saisi sa chance avec un opportunisme qui l’a hissé au rang du plus prolifique réalisateur du championnat tout en lui conférant un statut d’international pour le moins inattendu. Jelle Vossen est un instinctif, malin comme un singe, en recherche perpétuelle des espaces où pouvoir s’engouffrer. Pour sa part, Ivan Perisic est vraisemblablement le joueur le plus complet de notre compétition. Le Brugeois a tout d’un grand. Il voit clair. Il possède un excellent tir. Il est résistant physiquement. Il est rapide, aussi. Son jeu de tête ne manque pas d’arguments. Ivan Perisic est toutefois encore dépourvu de cette constance dans l’effort qui le rendrait tout bonnement irrésistible. Il le fut pourtant en décembre, lorsqu’il marqua pour le Club huit buts en quatre matches (Westerlo, Malines, Gand et Charleroi). Le début de la rédemption pour cet indécrottable noceur ? On le saura très vite…

Dominique   
 
  

06:55 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

....... je vous lis toujours avec autant de plaisir........mais votre ... " verve caustique "........nous manque !!!

bien à vous

Écrit par : declerck | 11 janvier 2011

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Salut everybody
je voulais vous communiquer qu'avec firefox le site affiche des bugs de présentation.

chaleureusement,
Berniece

Écrit par : sentimancho | 20 septembre 2012

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