Dominique D’Onofrio change de rôle

Par Dominique le 12 janvier 2011 - 2 commentaires

Finalement, le métier qu’exerce le Liégeois n’est pas celui d’entraîneur au Standard. C’est plutôt celui d’éducateur ! Un constat parmi quelques autres dans l’optique de la reprise du championnat de Belgique, d’ici dix jours…


Anderlecht conservera-t-il son titre ? C’est bien parti. Je ne vois aucune équipe capable de concurrencer le Sporting sur la durée. Les Bruxellois sont les mieux armés pour assurer leur propre succession. Le plus frappant ? La régularité qu’ils affichent. En dépit de l’absence successive, voire simultanée de plusieurs joueurs de base et malgré un léger passage à vide en octobre qui les avait vus mordre la poussière coup sur coup au Standard et au Cercle Bruges, Mbark Boussoufa et ses partenaires semblent une pointure au-dessus de tout le monde. Le Sporting ne perd plus : vainqueur à Courtrai le 29 décembre, Anderlecht est invaincu depuis onze matches. Certes ! On est loin des trente-trois rencontres d’affilée sans défaite signées par les Bruxellois entre le 12 mai 1984 et le 11 mai 1985, mais, dans l’ordre actuel des choses, il n’y a aucune raison pour que la série en cours soit interrompue. Autre constatation : en football, la base, c’est la solidité. Etre champion, c’est aussi concéder très peu d’occasions à l’adversaire, donc ne pas lui fournir l’opportunité de marquer. Cela fait trois cent nonante minutes que Silvio Proto n’a plus encaissé de but, 480 si l’on tient compte de la rencontre d’Europa Ligue entre le Sporting et Hajduk Split. Record à battre cette saison ? A ma connaissance, il s’agit de celui établi par le FC Barcelone entre le 13 novembre et le 18 décembre 2010, soit 667 minutes d’invincibilité pour son gardien, Victor Valdes. Envisager une telle éventualité doit donner des frissons à Silvio Proto et rendre ses mains encore plus fermes. J’en suis sûr !

Le Club Brugeois alignera-t-il enfin trois victoires de suite ? « Moi, j’y crois ! » Voilà donc ce que déclarait Ivan Perisic à l’issue du large succès remporté par son équipe aux dépens de Charleroi. C’était entre les deux réveillons. L’attaquant du Club entendait par là que les quatorze points de retard que les Brugeois accusent actuellement sur le leader, Anderlecht, ne lui semblent pas être un écart insurmontable dans l’optique d’une course au titre à laquelle lui et ses petits camarades adoreraient se mêler. « D’autant, ajoutait encore Ivan Perisic qu’on divisera bientôt tout par deux. » Le Club Brugeois entame donc l’an neuf avec des ambitions revues à la hausse. A écouter les Flandriens, ils se seraient enfin mis au boulot. Mais que faisaient-ils depuis ? Ils mataient en boucle les images de ce match maudit perdu l’année dernière à La Gantoise et qui leur a tant fait de mal psychologiquement ? Possible. En tout cas, ils traînaient les pieds et, a fortiori, la réputation d’une formation composée de sales gamins indisciplinés, incapables d’afficher cette envie, cette dureté, cette constance qui font les grandes et belles épopées. La preuve : jusqu’à présent, le Club Brugeois n’est toujours pas parvenu à gagner trois matches consécutivement. Ridicule. Et indigne d’un prétendu candidat à la succession du Sporting d’Anderlecht. N’en déplaise à Ivan Perisic. Que j’estime d’ailleurs beaucoup. Mon blog de ce 11 janvier l’atteste…

Le Standard réussira-t-il le crash test du dimanche 23 janvier ? Ce jour-là, les Liégeois se déplaceront au Parc Astrid. Ce match constitue l’incontestable tête d’affiche de ce week-end de reprise auquel je me réjouis d’être personnellement convié. J’ai hâte d’y être. Pour mesurer la chaleur de l’accueil que les supporters bruxellois réserveront à Jelle Van Damme à l’occasion de ses débuts officiels sous le maillot du Standard et, a fortiori, celui auquel Mèmè Tchité aura droit, pour peu qu’il soit rétabli bien évidemment. J’ai hâte d’y être. Le souvenir de la correction que le Standard avait infligée au Sporting à l’aller exacerbe mon attente et attise mon espoir : celui d’assister à un spectacle de haute volée orchestré par un club avide de revanche et un autre qui, miné par le doute et diminué par des absences dans tous les secteurs de jeu, aura, je le lui souhaite, la réaction de l’orgueil qui sied au statut qui est le sien. Tandis que Dominique D’Onofrio paraît de moins en moins effrayé à l’idée de croiser à nouveau la route de ces braillards qui réclament stupidement sa tête, je me demande si ses joueurs sont prêts à affronter le gros temps qui s’annonce au cas où le Standard se tromperait de colonne de classement pour la deuxième saison d’affilée. Cela ferait désordre, non ? Même si cette équipe manque d’expérience, même si ce groupe ne cesse d’être accablé par une noire malchance, même si certains parmi ceux qui en font partie n’ont toujours pas compris que porter un maillot comme celui-là exige que l’on donne le meilleur de soi-même en toutes circonstances. Finalement, le métier qu’exerce Dominique D’Onofrio n’est pas celui d’entraîneur. C’est celui d’éducateur. Spécialisé ? Je n’irais pas jusque-là. Enfin, si vous me poussez un peu…

Dominique     

06:00 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Salut Dominique,
Heureux d'avoir retrouvé ta trace via ce blog. La dernière fois que j'avais pu te lire c'était dans la DH ;-)
Excellente ta conclusion et malheureusement si proche de la réalité!!!!!

Écrit par : Paquet Renaud | 12 janvier 2011

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Aurais-tu oublié de mentionné l'éventuel acceuil fait par les supporter du Sporting à une autre de leurs anciennes coqueluches? Luigi Pieroni! Simple oubli ou provocation? Je retiens... :-)

Écrit par : Arnaud | 12 janvier 2011

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