«Soulier d’Or» : une… Mbark déposée

Par Dominique le 18 janvier 2011 - 1 commentaire

Le plus prestigieux trophée du football belge sera décerné demain soir. Mon tiercé : Mbark Boussoufa, Romelu Lukaku et… Marvin Ogunjimi. Dans l’ordre, évidemment…


L’événement le plus important de la semaine coïncidant avec la reprise du championnat de division 1 débouchera sur la remise, ce mercredi soir, du « Soulier d’Or ». Je me devais d’évoquer ce sujet. Pour en dire quoi ? Somme toute rien de particulier, sinon qu’à l’instar de pas mal de personnes, dont vous êtes sans doute, je me suis moi aussi livré à ce petit jeu innocent des pronostics qui consiste à dégager un trio de tête, puis, forcément, à désigner le favori à la succession de Milan Jovanovic, vainqueur l’an dernier.

Une chose est sûre : pour la première fois depuis 2007, et le sacre de Steven Defour, le précieux godillot n’ira pas rejoindre à Sclessin ceux préalablement chaussés par le Limbourgeois, d’abord, le turbulent Witsel, ensuite, et, enfin, l’amoral Jovanovic, plus joueur à la carte que joueur de cartes. Ce qui est suffisamment rare pour être souligné dans ce milieu où la paire de chaussures à crampons fait habituellement bon ménage avec une quinte flush, royale de préférence. Et puisque le propos a pour objet ici de couronner une tête non sans avoir pris soin d’en couper d’autres, poursuivons. Cette année, donc, les Anderlechtois ont fait le ménage autour d’eux : a priori, rien ne pourrait empêcher le Sporting bruxellois de voir l’un des siens consacré pour la vingtième fois de l’histoire du club.

Personnellement, je n’ai pas voté. Je ne vote plus depuis le mois de janvier 1996, lorsque Gilbert Bodart fut littéralement dépossédé de l’inestimable godasse qui lui serait allée comme un gant s’il n’en avait pas été privé de façon retorse par le Brugeois Paul Okon. Je ne vote plus en signe de protestation à ce qui m’a semblé être une criante injustice fomentée sur fond de communautarisme primaire. Puis les organisateurs du très couru trophée n’ont plus pris la peine de m’envoyer un bulletin. Tant mieux. Ils y avaient mis le temps mais ils avaient finalement compris que je ne répondrais plus à leurs avances. Tout le monde était content. Eux, parce qu’ils faisaient l’économie d’un timbre. Moi, parce que je ne perdais plus mon énergie à leur expliquer sans cesse les raisons de mon silence épistolaire. Ai-je regretté ce choix ? Jamais ! D’ailleurs, comment une voix, la mienne en l’occurrence, aurait-elle pu influencer le cours d’un scrutin de plus en plus élargi, qui se déroule qui plus est entre gens d’excellente compagnie professant une connaissance affirmée du jeu et des hommes ? En outre, le danger là-dedans, c’est le risque de représailles qui consistent à se faire engueuler par des types qui croyaient gagner et qui ont perdu parce que, prétendent-ils : « C’est de ta faute. Tu devais voter pour moi et tu ne l’as pas fait. » On appelle ça du journalisme de proximité. Or, j’ai toujours détesté le copinage…

Notez bien, j’ai évidemment un avis sur cette cuvée 2010 : ma préférence va à Mbark Boussoufa. Pourquoi lui, et pas Romelu Lukaku, souvent cité également ? Si ce dernier profitera d’un effet de médiatisation (excessif ?) autour de sa personne pour tenter de donner à sa jeune carrière une dimension à laquelle celle-ci est de toute manière promise un jour ou l’autre, son partenaire, lauréat en 2006, essaiera quant à lui de faire prendre à son parcours une orientation conforme au rôle capital qui est le sien sur le terrain, tandis qu’il porte alors le maillot du Sporting d’Anderlecht. Romelu Lukaku est un garçon étonnant. Par son talent et sa précocité. C’est un vrai trésor, au propre comme au figuré. Au chapitre de la fascination qu’il exerce sur l’opinion publique belge, Romelu Lukaku souffre-t-il de la présence d’un réel concurrent ? Si : Eden Hazard. Mais comme la candidature du Lillois ne peut pas être prise en compte puisqu’il évolue à l’étranger, l’attaquant anderlechtois paraît effectivement être au seul au monde. Il le serait d’ailleurs complètement s’il ne sentait pas dans sa nuque le souffle rauque de son plus dangereux rival, son estimé coéquipier : Mbark Boussoufa, le plus brillant joueur de la compétition belge, l’un des plus constants certainement et dont les qualités naturelles ne cessent de s’exprimer dans une somme de chiffres et de statistiques qui, objectivement, s’apparente au meilleur argument électoral pour le Marocain. Romelu Lukaku est un crack en devenir. Mbark Boussoufa en est déjà un. Le Sporting d’Anderlecht peut parfaitement débuter n’importe quelle rencontre en laissant le premier sur le banc. Il serait impensable qu’Ariël Jacobs agisse ainsi avec le second. Mbark Boussoufa est indispensable à Anderlecht. Romelu Lukaku lui est simplement très précieux. Difficile d’être plus clair. Tout est dit, dès lors. Quant à Marvin Ogunjimi, je vous expliquerai demain pourquoi j’ai songé à lui…

Dominique    

 

06:30 Écrit par Dominique dans En marge, Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

"Or, j’ai toujours détesté le copinage" Ah bon, si vous le dites. Je ne découvre pourtant sous votre "plume", notamment dans "Prolongations" que des interviews de personnes que vous chérissiez lorsque vous étiez collaborateur à la DH: Verschueren, Wilmots, Preud'Homme, Ost, Bodart... A quand une interview de joueurs encore en activité et pas centrée sur ce Sporting que vous placez d'une façon inconvenante et avec une mauvaise foi sidérante sur un piedestal. N'est pas Pauwels qui veut! Le foot belge est minable, il suffit de voir les résultats des clubs belges dans les Coupes d'Europe de seconde zone...

Écrit par : budusi | 18 janvier 2011

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