Malines : Renard sort du bois

Par Dominique le 26 janvier 2011

Un programme démentiel attend le FC Malinois ces prochaines semaines. Confrontés à un « agenda de ministre », les Anversois tiendront-ils la distance dans l’optique d’une qualification aux playoffs du haut de tableau ? Olivier Renard, leur gardien, n’en est pas sûr. La situation à laquelle son club est confronté le révolte. Il exprime ce ressentiment dans mon blog…


A Malines, nous avons l’impression, plutôt désagréable, que le saucissonnage du calendrier engendré par les remises de nombreux matches va fausser la compétition. Que pourrais-je dire d’autre compte tenu de la lourdeur du programme qui nous attend ? Huit rencontres en vingt-neuf jours ! Plus du double, soit dix-sept, en quarante-six jours ! Comment voulez-vous qu’un noyau restreint comme le nôtre puisse s’accommoder d’un tel agenda sans connaître tôt ou tard une baisse de régime ? Impossible…

De toutes les équipes qui ont eu à subir les aléas de l’offensive hivernale qui s’est abattue sur le pays en fin d’année, le FC Malinois fut incontestablement la plus mal lotie. Lorsque nous nous sommes rendus à Eupen, le 18 janvier, cela faisait trente-neuf jours exactement que nous en étions réduits à nous morfondre, sans rien faire. Notre dernière rencontre remontait au 10 décembre. C’était un vendredi. Nous nous étions inclinés face au Club Brugeois. Un mois et neuf jours sans jouer, c’est énorme à ce moment-ci de la saison. Nous allons donc devoir cravacher afin de rattraper tout ce temps perdu.

Ce constat m’amène à me demander pour quelles raisons ces reports ont été négociés au cas par cas. N’aurait-il pas mieux valu que la situation soit analysée dans sa globalité, au lieu qu’il soit procédé à un réaménagement aussi désordonné du calendrier, quasiment à la tête du client ? Je ne m’avance pas en affirmant que ce qui s’est produit lors de la vingt-et-unième journée de championnat, où il fut décrété que trois matches sur huit pourraient malgré tout avoir lieu, est ridicule. Cette ineptie s’est répétée, dans des proportions moindres, c’est vrai, lors de plusieurs week-ends, où telle pelouse était considérée comme praticable mais pas une autre. Parfois même, les terrains en question étaient séparés de quelques dizaines de kilomètres à peine. Tout cela a débouché sur un indescriptible fatras, une accumulation de nouvelles dates qui, mises bout à bout, nous compliquent singulièrement la tâche : à Malines, nous redoutons que cette débauche d’efforts qu’il nous faut accomplir en un laps de temps plus court nous coûte notre qualification en playoffs de haut de tableau. Ce qui serait profondément regrettable…

J’accepte d’être battu par plus fort que moi. N’importe quel sportif, quelle que soit la discipline, doit admettre la défaite. Celle-ci fait partie de sa vie. Nul n’en est à l’abri, même les meilleurs. Mais si cet échec est le fruit de circonstances extérieures, comme cela en prend la tournure, c’est proprement révoltant. Bien sûr, rien n’est perdu. Avec ses trente-trois points, Malines peut toujours viser une place parmi les six premiers du classement. Mais à quel prix ? La perte d’Aloys Nong durant l’été, le départ tout récemment de Joachim Mununga et la blessure de Christian Benteke constituent en soi des handicaps suffisants sans qu’il soit besoin, en plus, de charger exagérément la monture.

Dès lors, que faire ? Rien ! Nous sommes pieds et poings liés. Marc Brys a naturellement adapté ses séances d’entraînement en conséquence. Les phases de récupération y sont plus fréquentes. Les charges de travail sont moins importantes. C’est nécessaire, croyez-moi. A Eupen, nous avions faim de ballons. A Charleroi, le samedi suivant, nous n’étions pas repus mais, chez plusieurs de mes partenaires, les jambes éprouvaient quelques difficultés à se mettre au diapason de l’esprit. Certains voulaient. Mais ils ne pouvaient plus trop. Par ailleurs, nous prenons également des compléments alimentaires censés rendre cette dépense d’énergie moins astreignante. Le club, dans son ensemble, fait bloc derrière nous afin que cette période délicate s’achève sans trop de casse. Jusqu’à présent, nous avons limité les dégâts : une victoire et un nul ramenés de deux déplacements, cela aurait pu être pire. Tant à Eupen qu’à Charleroi, nous ne savions pas où nous allions. Eupen ? Nous étions en manque de repères. Charleroi ? Face à ce Sporting-là, considérablement remanié, nous ignorions ce qu’il fallait attendre de joueurs ayant à cœur de montrer à leur nouveau public ce dont ils étaient capables. Nous ne nous en sommes pas trop mal tirés. Tant mieux !
Nous allons maintenant enchaîner avec le Standard et Anderlecht. Les Liégeois nous accueillent ce mercredi dans le cadre des quarts de finale aller de la Coupe de Belgique. Les Bruxellois nous rendent visite dimanche. Deux gros morceaux. Deux rencontres piégeuses à souhait. Mais, surtout, deux matches qui pourraient nous servir de référence pour peu que les choses ne se passent pas trop mal. Allez ! Je croise les doigts. Et j’invite mes équipiers à se serrer les coudes. C’est vital en effet…

Olivier Renard (avec Dominique)

08:48 Écrit par Dominique dans On a invité... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.