Marquer, ça se travaille!

Par Dominique le 28 janvier 2011 - 2 commentaires

Tous les clubs belges mettent des entraîneurs spécifiques à la disposition de leurs gardiens. Et si les attaquants étaient aussi pris en charge individuellement ? Comme cela se fait aux Pays-Bas notamment, au NEC par exemple, où l’ancien Malinois Björn Vleminckx affole les statistiques grâce au travail qu’il accomplit chaque jour avec un certain Patrick Kluivert


L’idée de ce blog m’est venue par hasard. C’était samedi dernier. Je m’étais mis dans la tête de regarder le match de championnat des Pays-Bas entre le NEC, de Nimègue, et le NAC, de Breda. Outre l’attrait purement phonétique lié à un telle rencontre, dont l’énoncé « NEC-NAC » me rappelait quelque friandise de mon enfance, je voulais comprendre pourquoi un Belge était devenu le meilleur buteur de la première division 1 hollandaise : avec seize goals en vingt matches, Björn Vleminckx polarise les craintes de tous les défenseurs dont il croise la route. Le contexte, celui d’un club moyen où la pression est nulle, le caractère de l’ancien Malinois, qui, s’il le fallait, serait prêt à fertiliser le Sahara avec une charrue et, bien sûr, son style propre sont pour beaucoup dans cette réussite.

Cela faisait pas mal de temps que je n’avais plus vu Björn Vleminckx en action. Celui-ci a quitté la Belgique il y a un an et demi. Les dix-huit buts qu’il avait marqués et les six assists qu’il avait délivrés en trente-sept matches de compétition pour le compte du FC Malinois lors de la saison 2008-2009 avaient suscité l’intérêt du NEC. L’offre de transfert qui était alors parvenue à Fi Van Hoof, le directeur sportif anversois, avait rapidement reçu une réponse favorable. Dame ! A notre époque, on ne trouve pas un million huit cents mille euros comme ça, sous les crampons de n’importe qui. Surtout à Malines où, réminiscence d’un passé douloureux, chaque cent est pesé et repesé avant d’être dépensé. De son côté, Björn Vleminckx réalisait également une excellente affaire : au risque de déchirer une bonne fois pour toutes un cliché ancestral, les Hollandais sont réputés pour bien payer, très bien même, davantage en tout cas que chez nous.

Face au NAC, Björn Vleminckx a été bon. Il a tiré au but à cinq reprises. Il a inscrit un goal. Puis il a permis à l’un de ses partenaires de marquer à son tour. Quelques jours plus tôt face à l’AZ’67, il avait inscrit deux goals. Or, il n’avait visé le cadre qu’à trois reprises. L’ancien Malinois est en pleine confiance. Cela se sent. Cela se voit. Depuis qu’il s’est expatrié, Björn Vleminckx s’est considérablement simplifié la vie. J’entends par là qu’il a – enfin – compris qu’il ne lui servait à rien de tenter des gestes qu’il était incapable d’effectuer. Celui qui, autrefois, entendait toucher un maximum de ballons sur une rencontre, quitte à galoper derrière ceux qu’il n’avait aucune chance d’attraper, veille désormais à ne plus galvauder son énergie stupidement. Il ne s’essaye plus à  des actions vouées systématiquement à l’échec. Il se concentre sur l’essentiel. Le NEC l’a engagé pour faire ce qu’il fait de mieux : mettre la balle au fond. Björn Vleminckx campe dans les rectangles. Il squatte les abords des surfaces de réparation, n’aimant rien d’autre que jaillir dans le dos de son adversaire direct. Quant à la spontanéité de son tir, elle cause des dégâts souvent irrémédiables pour ceux qui ont à en subir la puissance et la précision. A ce propos, sa reprise de volée face à l’AZ’67 est une merveille du genre !

Fréquenter quotidiennement Patrick Kluivert a-t-il aidé Björn Vleminckx à bénéficier de cette exposition médiatique dont il est l’objet aujourd’hui ? C’est clair. Le NEC a confié à l’ancienne fine gâchette du football néerlandais le soin de délivrer des séances d’entraînement spécifique aux attaquants du club. A l’AZ’67, Johnny Bosman fait exactement la même chose. Tout comme Sonny Anderson à Lyon. Jean-Pierre Papin, lui, ne demanderait pas mieux de remplir ce rôle à l’Olympique de Marseille. Il s’est récemment déclaré candidat dans la presse française. Au contact de Patrick Kluivert, qui fut sacré champion d’Europe avec l’Ajax Amsterdam avant de poursuivre sa carrière au Milan AC, au FC Barcelone, à Newcastle ou à Valence (excusez du peu !), Björn Vleminckx a appris à corriger ses défauts tout en améliorant ses qualités. Quelqu’un du niveau de Patrick Kluivert saura toujours quoi dire à ceux qui le côtoient. Mais, surtout, il sera écouté.  D’où ma question : pourquoi les clubs belges, qui attachent une telle importance à la préparation de leurs gardiens, éléments-clés s’il en est dans le jeu, n’alloueraient-ils pas également à leurs avants de pointe des mentors, anciens occupants de renom du poste, censés amener au sommet de leur forme physique et psychologique ceux qui occupent cette place par essence très exposée ?

Au NEC, avec Patrick Kluivert, Björn Vleminckx fait du rab. L’accent est mis sans cesse sur les fondamentaux : déplacements, courses, centres, frappes. Marquer, c’est magique. Mais c’est aussi le geste par excellence de l’exigence. Marquer, ça se prépare. Car pour y parvenir, il faut bosser, bosser et bosser. Celui qui ne travaille pas ne marque pas. Travaille-t-on assez en Belgique ?

Dominique    

15:13 Écrit par Dominique dans Ligues européennes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Hola au webmaster
je désire vous annoncer que sous firefox le menu de ce site affiche des problèmes d'affichage. fraternellement, Valda

Écrit par : assurance animaux | 15 juillet 2013

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Écrit par : pret immobilier | 20 septembre 2013

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