Wesley Sonck ? Un type impayable !

Par Dominique le 02 février 2011 - 2 commentaires

En ne lui faisant plus confiance, le Club Brugeois a littéralement bradé, soldé l’ancien « Soulier d’Or ». Aujourd’hui, celui-ci est en train de prouver qu’il reste une excellente affaire.


Voilà belle lurette que j’y ai renoncé. A quoi ? Mais à comprendre comment le Lierse fonctionne. Commençons par cet effectif pléthorique. Les mouvements y sont incessants : entre le plot « départs » et la case « arrivées », on pourrait croire qu’une antenne « Pôle Emplois » s’est ouverte sur la chaussée du Lisp, lieu présumé de cette activité permanente. En cause ? Le rituel irréfléchi d’un mécène, l’Egyptien Maged Samy, dont chaque chèque signé de sa main exprime un profond désarroi face à la tournure prise par les événements. Le bonhomme rêvait d’un destin européen pour son équipe : le Lierse est aujourd’hui en position de relégable. On est loin de l’état de grâce annoncé. Quantitativement, le club champion de Belgique en 1997 possède le noyau le plus étoffé de la division 1. Les nouveaux venus s’y entassent au gré de décisions parfois extravagantes sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici. L’irréfléchi, je répète, le dispute ainsi au paradoxe : un type brillant dans les affaires, ce qui semble être le cas de Maged Samy, n’est pas forcément un gestionnaire avisé lorsqu’il s’écarte, par passion ou pour toute autre raison, de son secteur habituel d’activités.

Qui, dès lors, ramènera l’Egyptien sur le droit chemin ? Apparemment, Maged Samy a l’embarras du choix, entre les trente-cinq joueurs qui sont sous contrat au Lierse et une cellule sportive qui ne compte pas moins de vingt personnes. Sacrée masse salariale qui, grosso modo, tourne autour des huit millions d’euros, soit 75 pour cent du budget total de la formation anversoise. Un exemple : si Joeri Dequevy a préféré aller au Lierse plutôt qu’au Standard, c’est tout simplement parce que les appointements que les Liégeois lui proposaient étaient deux fois inférieurs à ce que Maged Samy était disposé à lui offrir. De même, Eiji Kawashima, récent vainqueur de la Coupe d’Asie avec le Japon, n’est pas venu au Lisp pour les beaux yeux de son président. Ce constat vaut également pour Tomasz Radzinski, dont le passage par la Premier League entre 2001 et 2007 – Everton puis Fulham – aura contribué à lui faire prendre la pleine mesure du peu de talent qu’il lui reste à négocier. Ou pour Milos Maric, rétribué jusqu’il y a peu selon les normes en vigueur dans le football allemand, à Bochum en l’occurrence. Ou pour Kenny Thompson, proprement éjecté de La Gantoise après avoir réclamé à ses dirigeants une rémunération annuelle avoisinant les 350.000 euros brut.     

Et Wesley Sonck, me direz-vous ? Combien coûte-t-il ?  Je me posais cette question l’autre soir, après que l’ancien « Soulier d’Or » (il reçut le prix en 2001) eut marqué l’unique but du match capital entre le Lierse et le Sporting Charleroi. Je me suis alors pris à songer qu’un tel joueur était  tout bonnement impayable. Wesley Sonck présente la particularité, très rare, d’être décisif. Il le fut donc samedi dernier contre Charleroi. Tout comme il l’avait été quelques jours auparavant en Coupe de Belgique, à Westerlo (deux assists), ou le 18 décembre, face au Racing Genk, frappant de volée un ballon qui lui était parvenu sur un centre distillé à la perfection par Joeri Dequevy depuis le flanc droit. Vous vous souvenez ? Le gardien limbourgeois Thibaut Courtois est sur ses appuis, prêt à toute éventualité. Eric Matoukou, son défenseur, est à un mètre de Wesley Sonck lorsque celui-ci tente une reprise venue de nulle part et qui, à ce jour et à mon sens, demeure le plus beau goal inscrit cette saison en division 1. La preuve : ce geste a fait un tabac sur internet, avant d’être montré par plusieurs chaînes américaines de télévision !

C’est à cela que je pensais en voyant Wesley Sonck brandir rageusement son poing droit après qu’il ait roulé Rudy Riou dans la farine. Autant Maged Samy peut se tromper dans ses choix, autant Wesley Sonck est heureux dans les siens. Et c’est tant mieux pour le Lierse. Et cela a souvent été comme cela avec l’ancien attaquant du RWDM. Rappelez-vous de ce but que Wesley Sonck marque en juin 2002 contre la Russie : la Belgique est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde ! Remémorez-vous cet autre goal qui, en août de cette même année 2002, propulse le Racing Genk en Ligue des Champions aux dépens du Sparta Prague. Ou ce coup de tête victorieux réussi quelques mois plus tard face au Real Madrid. Ou encore ces six (!) buts inscrits contre le FC Malinois, le 23 novembre 2002. Ou bien ce doublé avec l’Ajax Amsterdam en octobre 2003, face au Club Brugeois, en Ligue des Champions toujours. Et, enfin, ces deux goals contre l’Estonie, puis cet autre but marqué en Turquie. Ce qui, à l’époque, conforta les Diables Rouges dans leur projet de prendre part au Mondial 2010 : récolter quatre points sur les six alors mis en jeu n’était effectivement pas une mauvaise opération en soi. En ne lui faisant plus confiance, le Club Brugeois a littéralement bradé, soldé Wesley Sonck. Or, ce dernier est en train de prouver qu’il reste une excellente affaire…

Dominique   

12:05 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Grand information, avec mes meilleurs salutation.

Écrit par : betclic | 16 août 2011

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J'ajoute pas beaucoup des blogs a mes favoris mais il est vrai que le votre merite un partage sur les reseaux sociaux.

Écrit par : visiter paris | 27 septembre 2012

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