Arsène Wenger est toujours vivant et le foot respire

Par Renaud le 17 février 2011 - 1 commentaire

Retour sur ce premier volet d’Arsenal-Barcelone qui a tutoyé les sommets du football d’aujourd’hui. Il y avait des seigneurs sur la pelouse et juste à côté. Dont l’entraîneur alsacien, l’homme du match.


Comme on pouvait s’en douter, le football a connu un jour de fête mercredi soir à l’occasion du match, que dis-je LE match, opposant Arsenal et Barcelone (acte 1). Soit les deux équipes qui offrent le plus beau jeu depuis quelques saisons. Du moins pour ceux qui pensent que marquer un goal de plus que l’adversaire est la finalité du football. Cela se discute, en Italie notamment. Je profite de l’occasion pour  nager un peu à contre-courant et rappeler cette sentence : bien jouer n’est pas gagner. Au palmarès de la Ligue des champions, rares sont les belles équipes qui décrochent le titre européen.

Toujours est-il que mercredi soir il fallait être solidement de mauvaise volonté pour ne pas apprécier ce spectacle. Cette œuvre d’art. Qu’a-t-on vu ? Une équipe d’Arsenal qui est arrivée, au prix d’un effort mental et physique inimaginable, à sortir Barcelone de son jeu sans renier le sien qui était aussi celui de son adversaire. Je me comprends. Contrairement à l’Inter et à José Mourinho, la dernière équipe à avoir battu Messi sur la scène européenne, Arsenal n’a pas contré les Espagnols. Non, le club londonien a continué de jouer son jeu à 0-1 envers et contre tout et a battu la meilleure équipe du monde. C’est là l’exploit. C’est ça l’énorme victoire d’Arsène Wenger ! Son choix de sortir Song en début de seconde période pour Arshavin  était à la fois sublime et suicidaire. Il a pris des risques pour le jeu et cela a payé. Combien d’entraineurs auraient eu le courage de prendre cette décision en 1/8 de finale de la Ligue des Champions ? Je n’en vois pas beaucoup mais Guardiola aurait été de ceux-là. Les deux entraîneurs s’apprécient, s’estiment et partagent les mêmes valeurs. Des valeurs que l’on perd aujourd’hui trop facilement sur l’autel des résultats. Même si  Wenger et ses Gunners ont finalement peu de chances d’éliminer Barcelone, ils auront quand même battu cette grande équipe catalane. Mourir pour ses idées dit-on. Arsène Wenger est toujours vivant et le foot respire.

Renaud

16:14 Écrit par Skynet Foot dans Ligues européennes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

Le foot, c'est plus qu'un sport, c'est un vrai art !
J'en pratiquais quand j'était gamin, à Lyon, ça me rappelle de bons souvenirs ! :)

En tout cas, allé Barcelone, même si ils ont perdus lol

Écrit par : Sport Lyon | 24 janvier 2013

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