Pourquoi il ne faut pas écouter Johan Vermeersch...

Par Dominique le 10 mars 2011 - 2 commentaires

Un pyromane ne fera jamais un bon pompier : c’est ma vision de la gestion catastrophique du FC Brussels, quasiment assuré de descendre en division 3 à l’issue de cette saison. La faute à qui ? Vous vous posez la question. J’y réponds…


Joueur, il était hargneux et besogneux, sorte de croisement improbable entre le pitbull et le percheron. Entraîneur, il jeta très vite l’éponge après avoir compris que ses méthodes de travail étaient artisanales et que son discours, foncièrement sentencieux, faisait de lui la victime désignée de jeteurs de scores piteux pour son équipe. Johan Vermeersch devint alors dirigeant de club, se mettant en tête de copier son modèle et ami Michel Verschueren, qu’il ne cessait alors de porter aux nues en espérant que l’Anderlechtois lui ferait un jour la courte échelle afin de lui permettre d’accéder à son tour au septième ciel.

Peine perdue !

Aujourd’hui, tandis que Michel Verschueren a quitté depuis belle lurette le poste qu’il occupait au Parc Astrid, Johan Vermeersch s’accroche désespérément au sien, s’arc-boutant vaille que vaille à la planche qu’il a cependant pris soin de savonner lui-même au préalable, multipliant les interventions dans la presse afin de persuader celle-ci qu’il reste bien plus grand et bien plus compétent que les résultats de son club, le FC Brussels – ou feu le RWDM, pour faire simple – pourraient le laisser supposer.

Peine perdue !

Il faudrait un miracle pour empêcher la deuxième formation – dans l’ordre hiérarchique – de la capitale de basculer en fin de saison en division 3, soit la voir empocher 85 pour cent des points mis en jeu lors de ses sept derniers matches. En clair : réussir un dix-huit sur vingt-et-un d’ici le terme de la compétition. Impossible ? Vu le contexte dans lequel évolue le FC Brussels, autant, en effet, escalader l’Everest en talons aiguilles ! Dans ces conditions, Johan Vermeersch cherche à contrebalancer son image désastreuse de looser en multipliant les velléités à l’encontre d’un système – celui du football belge dans sa globalité – qui serait à l’origine de tous ses malheurs. Certes ! Ledit système est loin d’être parfait. Il fait l’objet d’un rejet chaque semaine de plus en plus affirmé de la part d’une majorité qui, hier silencieuse, est en train de donner de plus en plus souvent de la voix. Celle de Johan Vermeersch s’est jointe à ce chœur. La compréhension du discours que tient le président du FC Brussels n’exige pas un apprentissage trop long de sa pensée. « On est fichus », annonçait-il ainsi lors d’une interview accordée au « Soir » le mardi 1er mars. Quelques jours plus tard, il profitait d’un reportage qui lui était consacré dans « Het Laatste Nieuws » pour comparer la division 2 à une marque de bière, « La Mort subite ». Imperturbablement, obstinément, Johan Vermeersch réglait ses comptes – c’est le cas de le dire – avec la Ligue professionnelle, dont il considère que les méthodes siphonnent l’ensemble du football belge. En clair ? C’est la panique à tous les étages à cause d’une situation financière catastrophique généralisée.

J’ai lu avec intérêt les propos de Johan Vermeersch. Je l’ai entendu les répéter sur différentes chaînes de télévision. Si j’estime qu’il est effectivement impératif d’ouvrir un débat sur la viabilité des clubs militant dans les séries en-dessous de la division 1 – sans oublier que Charleroi, Zulte-Waregem, le Lierse, le Germinal, Courtrai ou même Lokeren, Eupen ou Westerlo demeurent toujours à la merci d’un aller simple pour l’enfer –, la perspective que Johan Vermeersch soit l’initiateur de cette réflexion me dérange fortement : un pyromane ne fera jamais un bon pompier !

Voilà des années que la gestion du FC Brussels se lézarde sous l’effet des contradictions, des improvisations, des erreurs, des échecs et même de certains dérapages verbaux de son président. Frappés d’obsolescence, telles ces excuses de cour de récréation qui consistent à jurer que « C’est pas moi, M’sieur, c’est lui » alors qu’on a pourtant été pris la main dans le pot de confiture, les arguments développés par Johan Vermeersch pour justifier la dégringolade de son club ne font pas état de ce nombre impressionnant d’entraîneurs (10, 11, 12 ?) qui se sont succédés au stade Edmond Machtens en un laps de temps relativement court, pas plus qu’ils ne reflètent l’incohérence du système mis en place par le président du FC Brussels en personne : comment une équipe qui a vu passer des joueurs de la trempe – je cite en vrac – d’Olivier Werner, Igor De Camargo, Aloys Nong, Dedryck Boyata, Ibrahim Kargbo, Benjamin Mokulu, Steve Colpaert, Cheikhou Kouyaté, Julien Gorius ou Björn Helge Riise soit quasiment à la rue ? Ajoutez à ces noms celui de Dalibor Veselinovic, et vous aurez une formation capable de tenir largement la route en division 1. Or, cette évidence, qui devrait logiquement trouver sa place dans son cartable, entre la trousse à crayons et le goûter, Johan Vermeersch ne l’évoque pas. Le bonhomme aurait-il la mémoire sélective ? Les circonstances le contraignent à se dérober en serrant de plus en plus les fesses. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas l’écouter. Sa vision des choses n’est, une fois de plus, pas juste. Non, assurément, un pyromane ne fera jamais un bon pompier !

Dominique             

 

14:00 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

ok mais quand on vient vous piquer votre buteur et que celui -ci ne joue pas dans son nouveau club ??? partir oui mais a la fin du championnat alors de D2 cela n'explique pas tout bien sur mais quand même !!!!!

Écrit par : Godeau | 10 mars 2011

Répondre à ce commentaire

C'est un looser, ça veut dire qu'il est ample ? :P (loser héhé)

Écrit par : Kidibulle | 10 mars 2011

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.