Geert De Vlieger, invité du blog

Par Dominique le 23 mars 2011 - 1 commentaire

Pourquoi l’avoir choisi, lui, pour parler du match de vendredi entre la Belgique et l’Autriche, et pas Michel Preud’homme par exemple, dont la carrière internationale débuta précisément à Vienne, le 2 mai 1979 ? Tout simplement parce que Geert De Vlieger est le dernier gardien belge à avoir participé à une phase finale d’une compétition majeure avec les Diables Rouges : c’était au Japon, lors de la Coupe du Monde 2002 !


Dix ans déjà ! Ou presque ! Voilà quasiment une décennie que la Belgique n’a plus pris part à un événement footballistique majeur. Un bail ! Une éternité, même ! A ce propos, je me souviens du sentiment qui nous avait envahis à notre retour à notre hôtel, après que le Brésil nous ait éliminés en huitième de finale de la Coupe du Monde 2002. Ce soir du 17 juin, je m’en rappellerai toute mon existence. Nous nous étions retrouvés autour d’un verre. Pour la plupart, nous étions encore trop excités, trop énervés pour nous résoudre à aller dormir. Nous avions décidé de passer quelques heures ensemble, désireux de goûter pleinement à ces derniers instants de vie commune que nous avions pris plaisir à partager, épatés de nous-mêmes et de la reconnaissance que le pays tout entier s’apprêtait à nous témoigner dès que nous serions rentrés en Belgique. Nous voulions prolonger autant que possible le bonheur d’avoir hissé le football belge à un tel niveau. Les regards que nous échangions véhiculaient la même question : que se serait-il produit si l’arbitre, un Jamaïcain du nom de Peter Prendegast, n’avait pas annulé de manière incompréhensible ce goal que Marc Wilmots avait inscrit tandis que le score était toujours de zéro à zéro ? Si nous étions parvenus à prendre l’avantage sur elle, aurions-nous alors été capables de faire douter jusqu’au bout cette équipe brésilienne qui devînt championne du monde deux semaines plus tard ? Cela, bien sûr, nous ne le saurons jamais !


En revanche, ce dont nous étions certains à l’époque, c’est que promouvoir de telles sources de bonheur est particulièrement compliqué en soi. A Kobé, ce 17 juin 2002, nous avons, plus ou moins explicitement, souhaité bonne chance à ceux qui nous succèderaient sous le maillot des Diables Rouges. Tous, sans exception, nous étions persuadés qu’il fallait être sacrément « balaises » pour réussir ce que nous avions réussi. Tout d’abord, nous sortir d’un groupe éliminatoire qui comptait, notamment, la Croatie et l’Ecosse. Bilan presque parfait : une défaite, deux nuls, cinq victoires, dix-sept points sur les vingt-quatre mis en jeu. Ensuite, s’imposer contre la Tchéquie en barrage. Enfin, émerger d’une poule de phase finale au sein de laquelle le Japon, nation co-organisatrice de l’événement, et la Russie, que nous avons d’ailleurs battue, étaient bien décidés à ne pas se laisser faire. Cerise sur le gâteau : cette rencontre à Kobé, face au Brésil. Vaincus par plus forts que nous, certes, mais avec l’impression, inexplicable, d’appartenir tous à une race en voie d’extinction, capable, à l’image de certaines qui l’avaient précédée, d’écrire une partie de l’histoire du football belge et, en ayant vécu autant de matches magiques, d’avoir contribué au développement de celui-ci.


Notre pressentiment s’est donc vérifié. Malheureusement. Depuis le Japon, les Diables Rouges ont raté tous les grands rendez-vous auxquels ils avaient été conviés. Un hasard ? Une fatalité ? Une forme d’incompétence ? Il ne m’appartient pas de trancher. Je constate, c’est tout. Je constate qu’avec quatre points en autant de matches, le chemin censé nous conduire en Pologne et en Ukraine d’ici 2012 me semble encore très long et piégeux au possible. En affirmant cela, je ne dis rien que l’on ne sache déjà. Dès lors, l’originalité de mon propos résiderait-elle dans mon opinion sur celui qui sera titularisé dans les buts, ce vendredi, à Vienne ? Allons-y !


Logan Bailly et Stijn Stijnen s’étant mis eux-mêmes hors-jeu, mais pour des raisons fondamentalement différentes, Thibaut Courtois étant encore un peu « court », le choix de Georges Leekens en matière de gardiens s’est logiquement porté sur Silvio Proto, Simon Mignolet et Jean-François Gillet. Des trois, c’est l’Anderlechtois qui recueille ma préférence. C’est lui qui devra défendre notre but à Vienne. Pourquoi ? Parce qu’il le mérite. C’est aussi simple que cela. Proto est le meilleur. Par conséquent, il doit jouer. Ce constat n’enlève rien aux qualités des deux autres, qui, tant Mignolet en Angleterre que Gillet à Bari, évoluent dans des compétitions terriblement exigeantes. Mais les progrès effectués par Silvio Proto ces derniers temps, sa faculté à enchaîner les prestations de qualité avec son club, dont il est devenu un pilier, et la confiance, en lui et pour son entourage, qui en découle confèrent au joueur du Sporting le statut indiscutable de titulaire du poste. Humble, discret, travailleur et convaincant, Silvio Proto défend une certaine idée de cette place de gardien sans la moindre faute de mauvais goût. Je me retrouve un peu en lui. Dans ces conditions, je ne puis que lui souhaiter de vivre ce que moi-même j’ai vécu un certain mois de juin, au Japon. Quand connaîtra-t-il cette joie ? Vite, j’espère…

Geert De Vlieger (avec Dominique)          

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Commentaires

Voir courir 22 abrutis sur une pelouse derierre un ballon, je peu pas comprendre que l'on puisse s'interesser a ça!!!
lamentable!!!

Écrit par : luc | 19 mai 2011

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