Le match de l’année

Par Dominique le 28 mars 2011

Dans ce foutoir intégral et infernal auquel le football belge ressemble de plus en plus, la victoire ramenée par les Diables Rouges de Vienne vendredi dernier fait figure d’éclaircie bienvenue. Notre équipe nationale n’est, enfin, plus en… désordre de bataille. Comme vous, j’en attends la confirmation ce mardi, face à l’Azerbaïdjan !


Pour la deuxième fois en quelques jours, les Diables Rouges ont l’occasion de remporter la mise en compétition officielle. J’ignore depuis quand cela n’était plus arrivé et, pour être franc, je m’en fiche. Ce qui m’importe ? C’est que ce scénario qui, aujourd’hui, n’a pas encore franchi les limites de la pure spéculation, hypothèse agréable certes mais hypothèse tout de même, se transforme en réalité. Cette continuité dont je parle, et qui relancerait complètement (miraculeusement ?) la Belgique pour une qualification au prochain Championnat d’Europe des Nations, passe dès lors par une victoire ce mardi, au Heysel, contre l’Azerbaïdjan.

Si c’est faisable ?

C’est plus que ça. C’est impératif. D’un strict point de vue comptable, d’abord. Ce rendez-vous constitue une étape obligée sur la route de l’Euro 2012, comme le sera d’ailleurs le match qui, le 3 juin, opposera, sur cette même pelouse du stade Roi-Baudouin, les Diables Rouges à la Turquie. En ce sens, donc, la venue de l’Azerbaïdjan revêt une importance réelle pour la Belgique. Dans le sport en général, en football en particulier, la constance s’assimile à quelque chose de primordial, surtout, et c’est ce qui nous occupe, lorsqu’on n’a qu’un minimum de temps réparti en un minimum de rencontres, dix en l’occurrence, pour atteindre l’objectif qu’on s’est préalablement fixé. Or, avec cinq matches dans le rétroviseur, les Diables Rouges ont absolument besoin d’un troisième succès pour être tranquilles, mentalement rassurés d’ici le piège que les Turcs entendent leur tendre à la fin du printemps.

Je ne reviendrai pas sur la nature de la performance signée par les Diables Rouges à Vienne vendredi dernier, sinon pour souligner l’état d’esprit qui a prévalu dans la conquête de ces trois autres unités majeures. L’absence, discutée mais pas discutable, d’Eden Hazard ? La confirmation du talent de Simon Mignolet et de Nacer Chadli ? L’omniprésence de Vincent Kompany ? La contribution, énorme, de Moussa Dembélé et d’Axel Witsel, avec, à la clé, un joli doublé pour le Liégeois ? Et que penser de Steven Defour et de Timmy Simons, maillons forts d’un secteur essentiel ? Rien ! Je n’en dirai plus rien. Vous avez tout vu, tout lu par vous-mêmes, soit devant votre poste de télévision, soit en épluchant la presse dès samedi matin, soit les deux ensemble.

Toutefois, ce verdict ainsi rendu par l’image et les mots serait en toc s’il n’était pas suivi d’un effet immédiat contre ce nabot de la planète football qui s’appelle l’Azerbaïdjan. Je grossis le trait ? A peine. J’oublie de préciser que les Azéris ont battu la Turquie en octobre ? Et alors ? Pour ce que les Turcs m’avaient impressionné à Istanbul, face aux Belges, je me doutais qu’ils n’étaient pas à l’abri d’une mésaventure de ce genre. A ce propos, il reste à voir ce qu’ils feront ce mardi devant l’Autriche. Un nul, couplé à un second sans-faute des Diables Rouges, m’arrangerait plutôt bien vu la tournure des événements. Cela supposerait que, sans avoir pour autant un pied en Ukraine et en Pologne, ce qui est le cas de l’Allemagne, de l’Italie (groupe C), des Pays-Bas (groupe E) et de l’Espagne (groupe I), les Belges seraient en mesure d’y poser bientôt l’un ou l’autre orteil. En clair ? Il y a encore pas mal de choses à voir et à faire d’ici l’Euro 2012. A commencer par gagner contre l’Azerbaïdjan. Puis enchaîner face à la Turquie. Je ne fais que me répéter ? Vous avez raison ! A cette nuance près : à chaque fois, les Diables Rouges devront assumer le poids du jeu. C’est à eux qu’il incombera de mettre la pression sur leurs rivaux. Comme l’Autriche était censée le faire vendredi. Avec l’Azerbaïdjan, le mode opératoire sera radicalement différent de ce qu’il fut à Vienne. Il le sera aussi contre la Turquie. Ceci change les données, et pas un peu. Considérablement même. En Autriche, la Belgique a enfin prouvé qu’elle était capable de (bien) défendre. Comme autrefois, en fait. Ce mardi, les Diables Rouges devront nous démontrer qu’ils peuvent également attaquer. Sans que cela (re)devienne un problème. Mais que cela présente des solutions. Comme autrefois, en fait. Si les Belges y parviennent, ils seront redevenus crédibles. Ce qui signifie qu’actuellement, ils ne le sont pas encore ? N’est-ce pas  évident ? Non ?  

Dominique

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