Ariël Jacobs doute de ses joueurs

Par Dominique le 22 avril 2011

Pour l’entraîneur du Sporting, l’équipe qui deviendra championne de Belgique dans quelques semaines sera celle dont l’attaque se sera montrée la plus efficace. Or, celle d’Anderlecht bat pour le moment le beurre…


Il y a quelque temps, Ariël Jacobs avait confié que la clé de ces playoffs donnant accès au titre de champion de Belgique était détenue par les attaquants des différentes équipes participantes. Normal, rétorquerez-vous, puisque le principe de base de ce jeu que l’on appelle « football » consiste à marquer des buts, de préférence davantage que son adversaire. Notez qu’il en va de même dans les playoffs 2, où Westerlo, pour ne citer que cet exemple, possède un finisseur d’exception en la personne du Brésilien Paulo Henrique. J’ouvre une parenthèse : j’aimerais que quelqu’un m’explique comment les Campinois s’y prennent pour dénicher régulièrement des types capables de faire ainsi parler d’eux. Je me repencherai sans doute très prochainement sur le cas de Paulo Henrique, probablement dans l’optique de la finale de la Coupe de Belgique qui, le 21 mai prochain, verra précisément Westerlo défier le Standard.

Ce rendez-vous entre Campinois et Liégeois me permet de rebondir sur le constat suivant : les seconds nommés semblent bien partis pour réussir le doublé. Ce qui, si je ne me trompe pas, serait une première. Déjà 111 ans d’existence pour le Standard, et aucune trace à son palmarès d’une victoire la même saison en championnat et en Coupe de Belgique. Une sacrée lacune pour une formation de ce niveau. Mais je m’égare. Enfin, pas tout à fait. Car si le Standard est en lice aujourd’hui sur deux fronts, c’est parce qu’il brille par une animation offensive qui fait énormément de dégâts. Il n’y a pas que ça. Mais il y a ça aussi. J’entends par là : des gars capables de mettre les ballons au fond, d’autres susceptibles à tout moment de provoquer des situations dangereuses (exemple : Aloys Nong, qui vient de forcer trois penaltys en quatre matches) et des remplaçants qui n’hésitent pas à saisir leur chance (exemples : à nouveau Aloys Nong contre Genk ou Mbaye Leye, ce jeudi, face à Lokeren).

Depuis le début des playoffs, et je l’ai récemment encore écrit (voir mon blog de ce 18 avril), les Liégeois tournent à plein régime. Miraculeusement repêché, ce groupe profite, d’une part, des failles d’une compétition que ses dirigeants n’ont jamais cessé de critiquer, non sans s’être lui-même préalablement délesté de toute forme d’ambiguïté en décidant de jouer sa carte à fond. Depuis le début des playoffs, les Liégeois sont persuadés qu’ils n’ont strictement rien à perdre mais, au contraire, tout à gagner en empruntant le chemin de Gand, d’Anderlecht, de Lokeren, de Bruges ou de Genk. Dès lors, ils se sont mis en route, soucieux d’éviter les pièges qui leur seraient tendus. Ils arrivent doucement à mi-parcours sans encore avoir chuté : sera-ce pour ce lundi, à l’Olympiapark ? Franchement, je suis prêt à parier que non !

L’avant-veille, le Racing Genk se sera mesuré à La Gantoise. La rencontre est importante pour les deux camps. Les Flandriens, qui n’ont toujours pas remporté la moindre victoire en playoffs, n’auront pas droit à l’erreur dans l’optique d’une qualification éventuelle en Europa Ligue, ce qui, en soi, serait déjà très bien pour eux. Les Limbourgeois, qui ont repris la tête du classement à la faveur d’une prestation assez convaincante mercredi devant Bruges, devront composer avec les absences de Marvin Ogunjimi et d’Elyaniv Barda, tous deux suspendus.

Préoccupant ?

Et comment au vu de l’importance de ce duo dans le succès obtenu par Genk face au Club. J’ai eu l’occasion de vous dire tout le bien que je pensais de Marvin Ogunjimi (voir mon blog du 19 janvier). A son propos, je vous ferai observer que l’international belge, par ailleurs auteur de 17 goals et de 11 assists sur l’ensemble de l’année 2010, a inscrit treize buts cette saison. Ce qui n’est pas mal du tout. On remarquera aussi que sans lui, Genk n’a empoché que 58% des points mis en jeu et qu’avec lui, ce ratio a grimpé à 78 pour cent (52 sur 66). Enfin, sur les 18 goals marqués par Jelle Vossen, douze d’entre eux l’ont été tandis que l’actuel meilleur réalisateur de la compétition était associé à Marvin Ogunjimi. Elyaniv Barda, lui, en est pour l’instant à 14 buts. Ce qui est également très bien. Face à ce trio, mais en outre face à la puissance de feu dont dispose le Standard, le Sporting d’Anderlecht ne peut, pour sa part, opposer qu’un Romelu Lukaku émoussé, un Dalibor Veselinovic limité et un banc désespérément désert. Si les faits donnent raison à Ariël Jacobs concernant sa théorie sur les attaquants et l’issue de ces playoffs, cela signifiera tout simplement que, dans l’ordre actuel des choses, Anderlecht ne peut pas être champion !

Dominique          

13:10 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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