Anderlecht : c'est ça, un banc ?

Par Dominique le 26 avril 2011

Une rumeur annonce Francky Dury sur le départ. Où irait-il ? Mais au Club Brugeois, pardi ! A Gand, on s’inquiète. Et pourquoi donc ?  Moi, si j’étais à la place de Michel Louwagie, c’est sur mes épaules et à pied que j’amènerais le Flandrien à l’Olympiapark…


Dans mon précédent blog, daté du 22 avril, j’expliquais, notamment, à propos du Standard, que je ne croyais pas que les Liégeois seraient battus au Club Brugeois. J’écrivais en substance qu'ils arrivent « doucement à mi-parcours sans encore avoir chuté : sera-ce pour ce lundi à l’Olympiapark ? Franchement, je suis prêt à parier que non ! » J’avais donc raison. Premier constat. Qui m’amène au suivant : il apparaît de plus en plus évident que le titre de champion de Belgique se jouera prioritairement entre le Racing Genk, le Sporting d’Anderlecht et, donc, le Standard.

Les résultats de cette cinquième journée comptant pour les playoffs du haut de tableau n’ont fait, somme toute, que confirmer ce qu’on supposait déjà concernant Lokeren, La Gantoise et le Club Brugeois : ce trio n’est là que pour « faire joli » ! Bien sûr, on ne saura jamais ce qui se serait produit si Silvio Proto n’avait pas réussi à stopper le penalty d’Ivan Leko. Un arrêt déterminant à un instant crucial. Remémorez-vous le scénario de la rencontre. Mais, bon ! Ce n’est pas parce que Lokeren aurait pu éventuellement causer des misères à Anderlecht si son médian croate n’avait pas échoué dans sa tentative qu’il convient pour autant de découvrir subitement des qualités insoupçonnées à des Waeslandiens qui en sont dépourvus. Exemple : atteindre ce niveau sans disposer d’un véritable buteur relève en soi du miracle !

C’est également vrai à Bruges, où Joseph Akpala, eh bien, ce n’est jamais que Joseph Akpala tandis qu’Ivan Perisic semble piétiner. C’est également vrai à La Gantoise, où, en dépit des efforts d’Elimane Coulibaly (1 goal face au Club et un autre devant Lokeren), cette formation possède, avec Lokeren justement, la pire attaque des playoffs : 4 buts en cinq rencontres. Pire : en quinze confrontations directes, les Flandriens n’ont remporté que 12 points face à leurs cinq principaux rivaux de cette saison. Soit un taux de réussite de 26,6 pour cent. Votre gamin vous ramène de l’école un tel bulletin dans cinq matières fondamentales. Comment réagissez-vous ? Vous l’enguirlandez, non ?  Eh bien, à Gand, c’est tout le contraire. On s’inquiète même des rumeurs qui, depuis samedi, envoient Francky Dury au… Club Brugeois. Si j’étais à la place de Michel Louwagie, c’est sur mes épaules, et à pied, que j’amènerais le Flandrien à l’Olympiapark. Comme le manager de La Gantoise l’avait fait en son temps avec Luigi Pieroni, quand le Standard avait émis le souhait de s’attacher les services de l’ex-Mouscronnois. Trop heureux de se débarrasser d’un joueur onéreux et contreproductif, Michel Louwagie s’était empressé de répondre favorablement à l’offre qui lui était parvenue de Sclessin.

J’en reviens à Francky Dury. Si la situation n’évolue pas – mais pourquoi évoluerait-elle ? –, il est tout à fait clair que ce dernier aura échoué à Gentbrugge. Pour diverses raisons. A la décharge du Flandrien, qui, du reste, n’avait guère mieux été à son affaire l’an dernier dans ces mêmes playoffs avec Zulte-Waregem (7 points sur 30), on notera que La Gantoise doit composer cette année avec une concurrence plus féroce. Ce qui n’était pas le cas il y a douze mois : à l’heure où ce groupe s’était hissé sur la troisième marche du podium, les absences conjuguées du Standard et du Racing Genk lors de l’emballage final arrangeaient plutôt bien les Gantois.

Cette fois, le contexte a radicalement changé. Les Liégeois et les Limbourgeois sont là. Et ils sont en plein boum. Les « Buffalos », eux, sont en perdition. Et ce n’est pas la lourde défaite qu’ils ont subie à Genk qui va leur remonter le moral. Au fait ! Avez-vous remarqué que ce sont encore les avants du Racing qui ont veillé à ce que la situation se débloque à l’avantage de Genk, Kevin De Bruyne, en offrant le ballon du premier but à Daniel Töszer, Jelle Vossen puis le Nigérian Kennedy se chargeant de rassurer leurs supporters sur les capacités de cette équipe à aller jusqu’au bout de ses rêves les plus fous : empocher le titre ?

De Bruyne, Vossen, Kennedy : trois goals, trois attaquants. Eh oui, j’y reviens. J’enfonce même le clou. Cette saison, le Racing Genk n’a jamais été battu lorsque l’un de ses avants a marqué. Cela donne 48 buts (sur 73) en trente-cinq rencontres, qui, mis bout à bout, auront rapporté septante (!) points aux Limbourgeois. Pas mal ? Et comment ! Mais pour moi, ce n’est pas ça que je retiens de ce week-end. C’est la composition du banc sur lequel Ariël Jacobs pouvait compter à Lokeren qui m’a le plus frappé. Toujours dans mon blog du 22 avril, j’avais vaguement évoqué le sujet et soulevé la question. Je la repose aujourd’hui en ces termes : sérieusement, vous pensez que le Sporting va être en mesure de conserver son titre en devant se reposer, en cas de coup dur, sur Schollen, Marecek, Diandy, Seck et les jeunes De Greef et Garcia-Calvete ? Racler les fonds de tiroir pour pouvoir remplir une feuille de match ! Quelle faiblesse, quelle pauvreté ! Pourtant, Anderlecht, c’est bien plus qu’un nom. C’est un symbole, un style, un concept. Il serait temps qu’on s’en rappelle, au Parc Astrid…

Dominique           

 

 

 

14:34 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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