Steven Defour reste, Axel Witsel part

Par Dominique le 04 mai 2011

Dites-moi : puisque Luciano D’Onofrio envisage de quitter le Standard, quel meilleur moment pour tirer sa révérence que celui qui coïnciderait avec une victoire des Liégeois en championnat ? Ou un succès en Coupe ? Ou les deux ?  


L’heure des bilans approche. C’est l’instant qui veut ça. La fin de saison arrive avec son cortège de satisfactions, son lot de déception aussi, sa ribambelle de rumeurs et son chapelet de spéculations. Parmi ces dernières, citons, en vrac, l’identité du prochain champion de Belgique, ou celle, a contrario, du second descendant en division 2 (à moins que Danny Ost ne réalise un autre miracle avec Eupen – ce qui, m’a-t-il récemment confié, sera très compliqué). Je ferme la parenthèse. Et je poursuis. Les visages qu’offriront l’an prochain certaines équipes seront-ils légèrement retouchés ? Ou bien subiront-ils un lifting complet ? On semble s’orienter vers cette option au Club Brugeois, qui, raconte-t-on, chercherait à acquérir un joueur pour se renforcer non pas dans chaque secteur de jeu mais bien à chaque position sur le terrain. Un immense nettoyage par le vide est en train de se préparer à l’Olympiapark, avec Adrie Koster en tête de liste (voir mon blog du 28 avril), ses adjoints mais, en outre, l’ensemble du staff médical qui, pour reprendre une expression quelque peu nuancée, sera bientôt « soumis à une évaluation » déterminante pour l’avenir de ceux qui en font partie.

Et à propos de futur : qu’en est-il de celui du Sporting d’Anderlecht ?

Une importante remise en question doit s’opérer de toute urgence au Parc Astrid. Je fréquente l’endroit depuis quasiment un demi-siècle. Jamais, jusqu’à présent, je n’avais assisté à une aussi consternante répétition de matches aussi pauvres que ceux auxquels j’ai généralement eu droit cette année. A chaque fois, j’ai constaté avec effarement le peu de joueurs évoluant dans cette équipe, qui n’est pas n’importe laquelle, capables de faire un usage convenable du ballon. J’entends par là : mettre celui-ci au fond quand c’est nécessaire. J’entends par là : dynamiser, accélérer le jeu par le biais d’une longue passe tranchante, précise et, a fortiori, déroutante pour l’adversaire. J’entends par là : combiner, c’est-à-dire produire ce qu’on appelle du football. Apparemment, les Bruxellois ignorent tout de ce concept. Je vais être franc : j’ai rarement vu sur la pelouse du Parc Astrid un tel nombre de joueurs aussi limités que ceux mis actuellement à la disposition d’Ariël Jacobs. Malgré tout, Roger Vanden Stock continue de croire aux chances du Sporting d’Anderlecht  (« Het Laatste Nieuws » de ce mercredi 4 mai). Il est bien le seul…

Car, a priori, le titre ne devrait pas échapper au Racing Genk. Ou au Standard ? C’est évident ! L’élan est indiscutablement du côté des Limbourgeois. Ou des Liégeois ? Nul ne le contestera ! Qui a la faveur des pronostics ? Genk, naturellement ! Avec trois, voire même quatre points d’avance (en fonction de cette demie unité « rabotée » au commencement des playoffs), le Racing ne peut plus aujourd’hui laisser planer le moindre doute sur ses intentions. Cela en deviendrait ridicule. Dès lors, je soupçonne fort les Limbourgeois de vouloir mettre le feu ce vendredi soir à leurs installations à l’occasion de la réception d’Anderlecht, histoire de se rapprocher un peu plus du sommet, jugé inaccessible pourtant il y a douze mois à peine alors que le Racing avait été versé dans les playoffs 2.

Au Standard, on suivra avec intérêt le déroulement de cette rencontre. Tout est calme à Sclessin. Du moins, en apparences. En coulisses, on s’active. La vente du club, propriété des héritiers de Robert Louis-Dreyfus, a été récemment évoquée à nouveau (mise à prix : 35 millions d’euros ?), tandis que le départ de Luciano D’Onofrio redevient d’actualité. Eh ! Au fait : quel meilleur moment pour tirer sa révérence que celui qui coïnciderait avec un succès en championnat ou une victoire en Coupe ? Ou les deux ? Il n’y aurait effectivement pas d’instant plus opportunément choisi pour permettre à Luciano D’Onofrio de quitter Sclessin par la grande porte, avec tous les honneurs dus au rôle qu’il aura ainsi tenu dans le retour au premier plan de son équipe de cœur.

Celle-ci pourrait bientôt voir une autre de ses figures emblématiques, l’un de ses piliers, s’en aller vérifier si l’herbe n’est pas plus verte autre part. Je songe à qui ? A priori, ils ne sont pas trente-six à jouir, à Sclessin, de semblable statut. Il s’agit soit de Steven Defour, soit d’Axel Witsel. Le premier vient de signer une énième prolongation de contrat. Ce qui, en soi, ne signifie plus rien par les temps qui courent. Admettons. Le second est, à mes yeux, le meilleur joueur du championnat. Il a gagné en maturité. Il est décisif. Ses prestations sont plus constantes. Si le Standard devait se séparer de l’un de ses plus récents « Souliers d’Or », le choix se porterait-il sur celui qui chaussa le précieux godillot en 2007 ? Pas forcément, même si Steven Defour bénéficie du privilège de l’ancienneté lié au fait que pas mal de ses partenaires (Igor De Camargo, Oguchi Onyewu, Dante, Milan Jovanovic notamment) ont pu bénéficier avant lui d’un bon de sortie. Ce serait bien son tour. D’autant que la cote du Limbourgeois demeure élevée sur le marché des transferts. L’est-elle plus, l’est-elle moins que celle d’Axel Witsel ? Comment savoir, sinon en observant attentivement ce qui va se passer à Sclessin incessamment sous peu ? Toutefois, mon petit doigt me suggère que Steven Defour sera toujours au Standard l’an prochain. Pourquoi ? Comme ça. Pure supputation. Je me répète : l’instant m’y autorise !

Dominique

16:30 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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