C'est sûr, ça va frotter !

Par Dominique le 13 mai 2011 - 3 commentaires

Je voudrais savoir si l’équipe qui deviendra championne de Belgique ne sera finalement pas celle qui aura conservé d’ici mardi, date de la clôture des débats, le plus de fraîcheur mentale. Qu’en pensez-vous ?


D’abord, un constat. Cette compétition est difficile à décrypter. Cette hiérarchie compressée, avec deux formations à égalité, une troisième revenue miraculeusement se poster en embuscade et un calendrier piégeux à souhait, fait le jeu des pythonisses de comptoirs, prêts à prendre tous les paris sur un ultime sursaut de La Gantoise face à Genk ou un gros coup tenté dans le même temps, c’est-à-dire samedi soir, par Anderlecht au Standard. Et puis, il y aura encore la journée du prochain mardi, où le Sporting, en cas de très bon résultat à Sclessin, d’une deuxième défaite d’affilée des Limbourgeois à Gentbrugge et de l’éventualité où Genk et le Standard se neutraliseraient, pourrait surprendre tout le monde en conservant d’extrême justesse un titre dont il s’est pourtant rarement montré digne tout au long de la saison.

Au pays des funambules, les bancals redeviendraient les rois ! Mais faudra-t-il que Lokeren, en quête d’une première victoire lors de ces playoffs de haut de tableau, accepte de se laisser marcher dessus au Parc Astrid, où les Waeslandiens sont attendus dans quatre jours. Je suis sceptique. Premièrement, parce que ce n’est pas le style de la maison. Peter Maes, le bras armé des Flandriens dont on connaît l’intransigeance et le professionnalisme, ne tolèrerait jamais de ses joueurs qu’ils renoncent sous prétexte qu’ils n’ont plus rien à gagner dans l’histoire. En outre, si j’en crois un sondage effectué courant de cette semaine par un quotidien du nord du pays auprès de ceux qui arpentent les terrains d’entraînement de Daknam, les habitués du lieu seraient plutôt enclins à voir le Racing Genk prendre la succession du Sporting d’Anderlecht.

Pourquoi ?

Allez savoir !

Moi, justement, cela m’interpelle. Ainsi, avoue-t-on à Lokeren par l’entremise de Benjamin De Ceulaer, le buteur-maison par ailleurs ancien du club limbourgeois (!), c’est tout simplement parce que Genk a donné le plus l’impression d’être un leader solide, méritant et régulier. Dès lors, autant que le Racing soit récompensé. Voilà pourquoi Lokeren a tout fait pour battre le Standard mercredi, disputant probablement sa prestation la plus accomplie depuis longtemps. Voilà pourquoi Lokeren tentera de se montrer aussi convaincant ce mardi au Parc Astrid, histoire que tous les doutes soient chassés sur ce non sens absolu qui consisterait à voir le Sporting d’Anderlecht continuer à fréquenter les hauteurs de notre championnat tout en ne cessant de se prendre les pieds dans les lacets conduisant au sommet de celui-ci.

Transmettez le message ! Ces deux journées préfigurent de rencontres acharnées entre trois formations qui ignorent toujours dans quel ordre elles achèveront leur parcours.

Anderlecht n’a plus le choix. Les Bruxellois doivent foncer, l’esprit libéré. Ou ça passe. Ou ça casse. Plus proche de la crise de nerfs (ah, cette… splendide première période contre La Gantoise !) que du sacre du printemps, le Sporting aura, quoiqu’il arrive d’ici mardi, de quoi s’occuper en cherchant à se renforcer pour l’an prochain. Cela, c’est in-dis-pen-sa-ble  Débarrassé de la hantise de ne pas être européen, le Standard disputera, face à Genk, un sprint électrique où, et j’en reviens à mon propos du début, la fraîcheur mentale constituera l’élément majeur de ce final. D’où ma question, logique : qui paraît le mieux pourvu dans ce domaine ? Les Liégeois, qui imposent leur cadence folle dans ces playoffs ? C’est là le rythme d’un champion, celui d’une équipe qui, en huit matches, a pris sept points de mieux (22-15) que son concurrent direct et, en corollaire, le double d’Anderlecht. Pour leur part, les Limbourgeois entrent dans cette ultime ligne droite en ayant eu le tort de changer de braquet l’autre soir, à Bruges, payant le prix d’un excès de lenteur – comme face au Standard, du reste – qui risque de leur trotter dans la tête et dans les jambes en cette heure particulièrement malvenue pour lâcher du lest.

Cette contrariété perturbe-t-elle les Genkois ? Pas si l’on en croit Kevin De Bruyne. Le surdoué du Racing expliquait récemment à ce propos que l’appréhension des rencontres importantes pour ses camarades et lui s’effectuait généralement sans difficultés majeures, dans la mesure où la moyenne d’âge relativement jeune de ce groupe était son meilleur atout. « Nous y allons, disait Kevin De Bruyne, sans faire de complexes. » J’en ai profité pour calculer l’âge moyen du onze de départ aligné par Franky Vercauteren mardi au Club Brugeois, et je l’ai comparé à celui de la formation sélectionnée par Dominique D’Onofrio qui a commencé le lendemain à Lokeren. A peu de choses près, ils s’équivalent : vingt-trois ans et quelques mois pour l’un et l’autre. C’est sûr : ça va frotter, se frictionner et jouer des coudes pour passer ! Gare ! La chute n’est pas loin…

Dominique

09:30 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

Commentaires

.........j'aime "les pythonisses de comptoir "........mais ne pas oublier " l'aruspice de comptoir " !!!

bonne journée

Écrit par : loos | 13 mai 2011

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.........j'aime "les pythonisses de comptoir "........mais ne pas oublier " l'aruspice de comptoir " !!!

bonne journée

Écrit par : loos | 13 mai 2011

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.........j'aime "les pythonisses de comptoir "........mais ne pas oublier " l'aruspice de comptoir " !!!

bonne journée

Écrit par : loos | 13 mai 2011

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