Les "caves" se rebiffent ? Pas tous...

Par Dominique le 14 juillet 2011

Il n’y a pas que les hommes qui soient capables de bien jouer au football. Vous en doutez ? Alors, n’hésitez pas à vous intéresser dimanche soir à la finale de la sixième Coupe du Monde féminine, qui opposera les Etats-Unis au Japon !


J’aurais pu faire un autre choix. Moins éloigné. Moins original, aussi. Comme prendre la direction de Grimbergen, où l’équipe locale donnait la réplique à celle, plutôt expérimentale pour l’occasion, du Sporting d’Anderlecht. J’aurais pu également me rendre à Genk, afin d’y mesurer le degré de forme des champions de Belgique en titre tandis que le lieu y bruisse de rumeurs diverses de transferts plutôt inopportunes lorsqu’il convient de se préparer à la haute compétition. Les Limbourgeois accueillaient Trabzonspor, deuxième du dernier championnat de Turquie. Test intéressant en soi. L’opportunité de revoir Didier Zokora, Paulo Henrique ou encore l’Argentin Gustavo Coleman, un ancien du Germinal Beerschot, aurait pu justifier ma présence à Genk. Virton, où Bruges se produisait, constituait par ailleurs un autre point de chute engageant. C’est, en effet, la tendance de l’été : soigner son addiction au ballon rond en se rabattant sur les matches d’entraînement que les clubs de division 1 disputent ici et là, à travers le pays. Dans cette optique, je le répète, je n’avais que l’embarras du choix en ce mercredi triste, gris et pluvieux de juillet. Mes émotions fortes, je suis toutefois allé les chercher ailleurs. Un peu plus loin. Par-delà la frontière. A Mönchengladbach, stade du Borussia Park, merveille architecturale située à cent quatre-vingts kilomètres de Bruxelles. Deux heures de route à peine pour assister à une demi-finale de Coupe du Monde. Mon premier contact avec le football féminin de haut niveau. Mieux vaut tard que jamais. Choc entre la France et les Etats-Unis. Nonante minutes de bonheur. Plaisir et qualité au rendez-vous. Concentration extrême. Gestes justes. Beaux gestes aussi. Rapport sensuel avec le ballon ? Je n’irais pas jusque-là. Mais, bon ! Quelques filles n’étaient pas désagréables du tout à regarder. Avis aux amateurs. Je conseille notamment la plastique de la gardienne américaine Hope Solo, ou celle de la Française Louisa Necib, milieu élégante avec son discret maquillage et ses ongles recouverts de vernis bleu. Sur le flanc gauche, Sonia Bompastor, sa gnac et sa manière de jouer me firent même songer un moment à… Bixente Lizarazu. Si je suis sous le charme de ces dames ? Et comment ! Exploitation intelligente des espaces, actions bien orientées : je ne prétends pas que Françaises et Américaines développent un jeu que j’aimerais voir pratiquer par certaines formations de division 1 belge (quoique, dans l’idée…), mais ceux qui s’obstinent à penser que le football féminin demeure un sous-produit de son pendant masculin se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au fond de leurs chaussures à crampons. Les « caves » se rebiffent ? Et comment ! Naturellement, il y a des déchets. Et encore pas mal de boulot pour améliorer le produit. Prenez par exemple Bérangère Sapowicz, la gardienne française. Ses erreurs ont coûté la qualification à son équipe. Ses approximations dans le secteur aérien, ses fautes de placement me rappelèrent ainsi étrangement Logan Bailly, si souvent absent dans le jeu la saison passée. La farce tragique d’un pantin désarticulé reprise à son compte par une poupée égarée dans des buts beaucoup trop grands pour elle. Les « caves » se rebiffent, disais-je. Pas tous, visiblement. Au fait : cela ne se passait-il pas du côté de Mönchengladbach ? Curieuse coïncidence, « nicht wahr » ?

Dominique

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