J'aime Cristiano Ronaldo, pas Messi

Par Dominique le 26 juillet 2011 - 3 commentaires

J’ouvre une parenthèse. Je m’offre une escapade. Direction, l’Espagne. Je pars y retrouver le futur lauréat du premier trophée désignant le « Meilleur joueur en Europe ». Cette récompense sera décernée dans un mois, en lever de rideau du match de Supercoupe qui, le vendredi 26 août, opposera, à Monaco, le FC Barcelone au FC Porto. Mon favori ? Le voici…


J’en viens aujourd'hui à cette idée soulevée, ensuite concrétisée par Michel Platini, le président de l’Uefa, et qui consiste à élire le « Meilleur joueur en Europe ». J’espère que le titre reviendra à Cristiano Ronaldo. Car il le mérite. Tout simplement. Lui, et pas Lionel Messi, énorme pourtant avec le FC Barcelone ? Et alors ? Le Portugais, il a fait voler en éclats toutes les statistiques établies jusqu’à présent dans le championnat d’Espagne. Et puis, à un moment, il faut choisir. Se mouiller. Et expliquer. Ce que je fais. Entre l’enchanteur du Camp Nou et le dynamiteur de Chamartin, ma préférence va à cet artificier auxquelles certaines de mes soirées doivent leurs plus beaux bouquets. Comme lors de la dernière finale de la Coupe d’Espagne. Comme quand Cristiano Ronaldo inscrivit quatre buts contre le FC Séville, ou trois autres face à Getafe. Comme lorsqu’il faisait la différence avec Manchester United en championnat d’Angleterre, ou quand il fut immense un jour, en quart de finale de la Ligue des Champions contre Porto, et gigantesque au tour suivant, devant Arsenal. Des exemples semblables à ceux-là, j’en ai des tonnes. Certes ! Ils n’éclipsent pas totalement la part d’échecs répertoriés ici et là dans une carrière habitée par une certaine idée du génie. Toutefois, leur nombre, fut-il aussi minime, participe de cette salutaire constatation que l’homme, fut-il aussi doué, n’en est pas pour autant infaillible. Et Cristiano Ronaldo ne l’est pas, pas davantage d’ailleurs que pourrait l’être Lionel Messi. Il suffit de voir l’Argentin à l’œuvre avec la sélection de son pays, comme pendant la toute récente Copa America notamment, pour en être persuadé. Mais, bon ! Moi, j’aime Cristiano Ronaldo. Et je n’aime pas Lionel Messi. N’est-ce pas mon droit ? Déjà, j’avais trouvé très limite, insupportable même, que l’Argentin remporte le « Fifa Ballon d’Or France Football 2010 ». Pour moi, le trophée revenait de droit à Xavi Hernandez ou Andrès Iniesta. J’avais même un petit faible pour le premier nommé. Eh bien, non ! Ce fut Lionel Messi. Parce qu’il est plus commode de céder à la facilité émolliente d’un esprit prétendument critique – avait-on oublié la désastreuse Coupe du Monde de l’Argentin en Afrique du Sud ? – plutôt que de faire preuve de loyauté, de justice et d’objectivité, en l’occurrence en faveur de l’un des deux matadors précités ? Sans aucun doute, c’est plus commode, effectivement. Voilà pourquoi je serais terriblement déçu si la grandeur de Cristiano Ronaldo et sa magnifique saison avec le Real Madrid ne finissaient pas par tenir lieu de conviction à ceux qui seront appelés à élire dans un mois le « Meilleur joueur en Europe ». Conviction, ai-je dit ? Mais laquelle ?, demanderez-vous. Pour répondre à cette question, quelques chiffres. Le premier : quarante. Avant Cristiano Ronaldo, personne n’avait réussi à marquer 40 goals en championnat d’Espagne au cours de la même saison. Ratio : un but toutes les 76 minutes. Deuxième chiffre : 244. C’est le nombre de tirs effectués en direction du gardien adverse par le Portugais. Stupéfiant. A titre de comparaison, Lionel Messi en est resté à 147 essais, pour 137 à Giuseppe Rossi, le puncheur de Villareal. Dernier chiffre : trois. Les positions que Cristiano Ronaldo est capable d’occuper dans le jeu, à droite, à gauche voire en soutien d’attaque. Doté d’une puissante frappe des deux pieds, ce que Lionel Messi ne possède pas, souverain dans le domaine aérien, ce que Lionel Messi ne pourra jamais être, le Portugais ressemble à s’y méprendre au prototype du footballeur moderne, doué en tout, appelé dès lors à tenir un rôle majeur sur l’avant-scène de l’Histoire. Dans ces conditions, et à moins de consentir un pas de plus dans la mauvaise foi, vous admettrez avec moi que si Cristiano Ronaldo n’est pas désigné fin août « Meilleur joueur en Europe », c’est qu’il manque une case aux membres du jury !

Dominique

    

  

 

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Commentaires

Tu auras assez de mouchoirs pour te soulager en passant a CriCri d'amour?

Écrit par : Henri | 27 juillet 2011

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Donc Messi est un meilleur joueur vu qu'il a un ratio tir/but meilleur que CR :) merci pour cet exposé à 2 balles. Pleure pas trop pour ton cricri ;)
Au fait, Messi 3-1 Ronaldo :)

Écrit par : Julien | 19 janvier 2012

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Bien d'accord avec toi, j'ajouterai que CR7 a brillé avec deux club, et a quand même brillé sa première année au real..
j'ajouterai aussi que si messi est un pur produit du barça, je le vois très mal briller autant dans une autre équipe (ça n'arrivera jamais j'en prends le pari)
dans une autre équipe il resterait (très) bon, mais sans plus.
pendant que CR7 explose tout à MU puis au Real.
pour terminer, je dirai que le ballon d'or ne représente pas le meilleur joueur mais le plus aimé, moi j'appelle ça le "ballon de carton pour lèche cul", à ce petit jeux, qui peut battre la "pulga hypocrite et pleurnicharde??"
sans parler du fait que son barça est hyper ultra protégé...
on pourrait en parler des heures, mais de toute façon j'ai tjrs préféré les grand sportif mal aimé que les lèche botte qui se caresses entre eux...
peace ;)

Écrit par : Geo | 04 avril 2012

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