L'Azerbaïdjan ? Une formalité...

Par Dominique le 01 septembre 2011

Vous imaginez, vous, une seule seconde, le successeur auto-désigné de l’Espagne à la prochaine Coupe du Monde être battu ce vendredi à Bakou ? Allez ! Restons sérieux…


Franchement, je ne vois pas pour quelle raison je vous ferais perdre votre temps avec le prochain match des Diables Rouges. Les choses sont claires. C’est écrit à l’avance. Coulé dans du béton armé : puisque les Belges doivent gagner en Azerbaïdjan, eh bien, ils gagneront en Azerbaïdjan. L’affaire est entendue. Le sujet est clos. La victoire est acquise. Aucun élément n’est en mesure de contester ce succès. J’ajouterais même que la manière importera peu dès l’instant où, demain soir, il nous sera permis de toujours rêver à une éventuelle qualification pour la phase finale du championnat d’Europe des Nations. Je vais plus loin dans l’audace. Lisez : si je pouvais me réveiller, samedi matin, en apprenant que la Turquie s’est viandée devant le Kazakhstan, qu’elle affronte ce vendredi également, je vous avoue, les yeux dans les yeux, que personne ne pourrait m’empêcher de pousser la porte de la première église venue afin d’aller brûler un cierge à sainte Rita, patronne des causes désespérées, et, ainsi, la remercier. Car, comme la situation se présente aujourd'hui, rien n’est sûr pour l’Euro 2012. Vous connaissez le scénario du film. Non ? Mais, si ! Souvenez-vous. Les nuls stupidement concédés au Heysel devant l’Autriche et face à la Turquie, les Diables Rouges vont les traîner comme un boulet. D’autant que cette dernière salive à l’idée de devoir disputer une rencontre de plus que les Belges. Or, les Turcs comptent seulement un point de retard sur ceux-ci. D’où l’intérêt de surveiller la Turquie comme le lait sur le feu. Et de lui souhaiter le pire. Voilà. Tout est dit. Place au jeu. S’il s’agira du grand jeu ? Et comment ! Qu’attendre d’autre d’un pays qui vient de réussir un sans-faute en Coupes d’Europe, avec quatre équipes sur quatre qualifiées ? Tiens, à propos. La dérisoire facilité avec laquelle le Club Brugeois s’est débarrassé de la modeste formation azérie de Qarabag au troisième tour préliminaire de l’Europa Ligue ne vous a naturellement pas échappé. Prémonitoire ? Ô combien ! La défaite un but à zéro subie par les Flandriens à Bakou ne les avait en aucune manière desservis. Du reste, n’avaient-ils pas pris leurs précautions en l’emportant quatre-un à l’Olympiapark avant de poser quelques jours plus tard leurs valises au bord de la mer Caspienne ? Tiens, à propos. C’est exactement sur ce score, quatre-un, que l’Azerbaïdjan s’était incliné à Bruxelles, le 29 mars. Gare ! Ne voyez dans ce rappel aucune malice de ma part. Ni dans cette banale coïncidence une quelconque envie incontrôlable de payer d’audace et de suggérer un pronostic inattendu qui soulèverait, à la fois, incompréhension et risée dans votre chef. Je le répète : à Bakou, les Diables Rouges ne risquent rien. En outre, ce groupe n’est-il pas promis à un bel avenir, comme le claironnent avec certitude ceux qui sont à sa tête ? D’aucuns parmi ces visionnaires – je pense notamment au président de l’Union belge en personne (excusez-moi, son nom m’échappe) – considèrent que l’escadre placée actuellement sous la haute responsabilité du « Grand Sélectionneur » possède tout le talent, toutes les qualités, toute l’envergure – bref, tout ce qu’il lui faut – pour devenir championne du monde en 2014, au Brésil. Rien que ça ? Absolument. Et sur quoi se basent-ils, ces hérauts (osez la liaison), pour se lancer aussi témérairement à l’eau ? Sur un partage à domicile contre l’Autriche et la Turquie ? Sur une flopée d’occasions gâchées en Slovénie ? Mais non : sur un succès à venir en Azerbaïdjan. Vous imaginez, vous, une seule seconde, le successeur auto-désigné de l’Espagne dans trois ans battu ce vendredi à Bakou ? Allez ! Soyons sérieux…

Dominique  

 

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