Le maillot des Diables en lambeaux

Par Dominique le 05 septembre 2011 - 2 commentaires

Dans son édition de ce lundi, le journal « Le Soir » pose la question suivante : Georges « Leekens est-il encore l’homme de la situation ? » Voilà des mois que j’affirme qu’il ne le sera jamais !


Je vous donne le tuyau. Si vous désirez assister gratuitement à la rencontre amicale entre l’équipe belge et celle des Etats-Unis, présentez-vous ce mardi à l’un des guichets du stade Roi-Baudouin – n’importe lequel, à votre choix ! – et prononcez le mot de passe : « Les carottes sont cuites ». Si vous ajoutez : « Et elles sont même carbonisées », vous recevrez, en plus du précieux ticket d'entrée, un petit bout du maillot des Diables Rouges, tunique déchirée, déchiquetée, désormais en lambeaux depuis ce partage infâmant obtenu vendredi face à la sélection nationale du Plouc-istan. Match à… Bakou que celui-là ? Au contraire ! Cette rencontre a un coût très élevé puisqu’elle privera, selon toute logique et à moins d’un miracle, la Belgique d’une participation au prochain championnat d’Europe des Nations. Vous êtes étonnés ? Moi pas. Tandis que mon blog posté ce jeudi était naturellement à prendre au second degré concernant la qualité de la réplique que les Diables Rouges fourniraient le lendemain à leurs rivaux du Brol-istan, la plupart de ceux que j’avais rédigés sur le sujet ne poursuivaient pas d’autre objectif que celui qui consistait à tirer la sonnette d’alarme. En d’autres termes, nous avions tort de nous voir plus beaux que nous le sommes réellement. Ce qui m’a d’ailleurs valu quelques reproches émanant de certains d’entre vous. En fus-je surpris, voire offusqué ? Il n’aurait plus manqué que ça : chacun a le droit de s’exprimer. Et puis, en Belgique, on préfère ne pas savoir. En Belgique, on préfère ceux qui mettent le feu à celui qui sonne le tocsin pour avertir de l’imminence de l’incendie. En Belgique, on préfère lésiner sur les moyens pour ne pas arriver à ses fins. L’ambition était pourtant immense : il s’agissait de rompre avec cet engrenage infernal qui fermait systématiquement aux Diables Rouges la porte de toute compétition internationale majeure depuis la Coupe du Monde 2002. On connaît le résultat : l’échec est total. Il trouve son origine dans ce constat, vieux comme Hérode et qui, à force de voir les foutriquets de l’Union belge jouer aux Ponce Pilate, nous a menés tout droit au sommet du Golgotha. Cette vérité tient en peu de mots. Les voici : « La vanité s’installe dès que les faibles miment la force que, justement, ils ne possèdent pas. » Faibles et coupables de vanité, ces matamores de la fédération, l’une des plus archaïques d’Europe du reste, qui, en lieu et place de penser, d’élaborer un projet digne de ce nom pour l’ensemble du football belge et, surtout, de lancer un vrai appel de candidature afin de mener celui-ci à bien, n’aiment rien tant depuis le mois d'août 2002 que s’offrir au premier venu, qu’il s’agisse d’Aimé Anthuenis, de René Vandereycken, de Dick Advocaat, voire de Franky Vercauteren mais, également, de Georges Leekens. Faible et coupable de vanité, ce cuistre démagogue, dont la victoire qu’il ramena d’Autriche le 25 mars ne fut somme toute que le cache-misère du vide sidéral dans lequel il entraînait le groupe dont la charge lui avait été confiée. Car c’était écrit. Moi-même, je n’ai eu de cesse de prendre la plume, la trempant au besoin dans le picrate afin de dévoiler la véritable nature du Tartuffe inconsidérément bombardé sauveur de la nation. Enfin, faibles et coupables de vanité, ces joueurs, appartenant, paraît-il, à une génération dorée, mais incapables de s’empêcher d’abandonner des points à leurs adversaires – combien de fois la Belgique a-t-elle perdu la main dans cette phase éliminatoire suite à des erreurs défensives ? –,  incapables de marquer des buts, incapables de développer un schéma de jeu cohérent, tous ces types dont le seul gain, somme toute, s’apparente à celui d'afficher, pour l’heure, un égo surdimensionné et contreproductif. Comme l'a si bien démontré le couac de Bakou. En raison de sa pusillanimité, et de la crainte de se faire taper sur les doigts qui accompagne celle-ci, la presse belge a-t-elle suffisamment insisté sur ces manquements inacceptables qui, à force de se reproduire, confinent à la faute professionnelle pure et dure ? Au même moment, elle préférait plutôt donner la parole à Georges Leekens, sans s’apercevoir que Perrette avait cassé son pot de lait depuis belle lurette. Or, le mensonge était aussi gros qu’un pot aux roses. Après le partage concédé au Heysel face à la Turquie, Georges Leekens avait dit, en effet : « Cela va venir ». Après le nul blanc ramené de Slovénie, où les Diables Rouges avaient galvaudé six franches occasions en moins de dix minutes – excusez du peu – , Georges Leekens avait annoncé, effectivement : « Nous sommes sur la bonne voie ». Avant d’emmener son escouade à l’abattoir de Bakou, Georges Leekens avait certifié, en substance : « J’ai rarement travaillé avec des garçons aussi talentueux ». Des mots. Encore des mots. Toujours des mots. Uniquement des mots. Les actes ? Ce sera pour plus tard. Dans un autre temps. Mais avec un autre sélectionneur ? Je n’ose pas y croire…

Dominique

P.S. Demain, si vous le voulez bien, je vous parlerai d’un autre spécimen que le football belge adore engendrer : la girouette ! Je dresserai le portrait d’un président qui se retourne aussi aisément qu’un gant… 

          

12:42 Écrit par Dominique dans Diables Rouges | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

sans patience le gars qui a écirt, il faut attendre rome ne c'est pas fait en jour, et la critique est facile.
Le talent de nos joueurs doit est évident, mais il faudra encore 1 ou 2 ans

Écrit par : De Wolf | 08 septembre 2011

Répondre à ce commentaire

oui tu as raison 1 ou 2 ans minimum.

Écrit par : maillot de foot pas cher | 14 octobre 2011

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.