Entraîneurs : ça fait jaser

Par Dominique le 20 septembre 2011

Le saviez-vous ? Le Sporting d’Anderlecht est à la recherche d’un nouvel arrière droit. Si, si ! C’est vrai ! Les Bruxellois n’ont plus aucune confiance en Marcin Wasilewski – c’est compréhensible – tandis que Denis Odoi ne les convainc pas. Alors, si vous connaissez un candidat pour le poste, écrivez-moi. Et je transmettrai…


Quelle épitaphe pour mon blog d’hier, taillé en pièces par l’un d’entre vous ! Prétendre que son contenu ne ressemble à rien ! La valeur de ce jugement, une condamnation, est cependant à la merci de l’appel que je suis en droit d’interjeter. Ce que je ferais volontiers si j’avais du temps à gaspiller. Or, du temps, j’en ai déjà suffisamment perdu dimanche, lors de ce fameux « Super Sunday », appellation non contrôlée dont d’aucuns ont opportunément élargi le sens pour vendre leur affreuse piquette au prix d’un nectar. Le « Super Sunday » ? Une imposture, me suis-je écrié ! Mais qu’avais-je osé déclarer là ? Quelle mouche m’avait piqué ? Était-il donc si tard dans ma Duvel lorsque me vint cette idée saugrenue de professer tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas ? Quelle audace que celle qui consiste à quitter l’immense et uniforme troupeau de la bienséance sportive, rameuté par ailleurs par « Het Nieuwsblad », qui parlait, lui, de « Super Zondag », et rassemblé à son tour par « Le Soir », où il était question du « premier Super Sunday de la saison… et même un peu plus super que d’ordinaire puisqu’il mettait en présence le Top 6 de la saison dernière dans son intégralité » ! Fin de citations. Mais qu’avais-je osé faire là ? De vous à moi ? Somme toute, rien dont je ne puisse m’empêcher. Car tandis qu’il s’agit du football belge, je crains de ne pouvoir aller au bout de mes récriminations tellement la matière est vaste, quand bien même celle-ci m’accable et le sujet m’abrutit. Dès lors, qu’aurais-je à rétorquer à quelqu’un qui me traite d’idiot, qui en garde peut-être sur la langue – imbécile, crétin ? –, sinon que j’en serais un, en effet, si je renonçais à tout révéler de ce que je sais quand il me plaît ou si je refusais de dénoncer ce que je vois comme il me plaît ? Voilà cher lecteur indigné de ce lundi, tu as (on se tutoie : porter le même prénom crée des liens) la réponse à ta philippique. Au fait : as-tu conscience que le championnat de Belgique est au seuil de l’Infini, qu’il flirte dangereusement avec le vide existentiel ? As-tu remarqué, toi à qui rien ne paraît échapper, que parmi tous ceux que l’on y croise, il n’y en a pas un pour racheter l’autre ? Mais quand s’arrêteront-ils ? Qui ? Les arbitres, par exemple. Si on vous affirme un jour que se munir d’un sifflet procède d'un sacerdoce, levez immédiatement les yeux au ciel et cherchez-y ce signe qui vous réconcilierait avec ce clergé d’un genre particulier n’ayant, une nouvelle fois, accompli aucun miracle. Marcel Javaux a-t-il abordé ce lundi la question depuis sa place de « Tribune » ? Je l’ignore. Je ne regarde jamais cette émission. Son côté aseptisé m’horripile. Ce studio me fait songer à un bloc opératoire. Non pas parce que ses occupant y jouent volontiers du scalpel pour tenter de sauver la compétition belge de ses incurables maux, mais parce que tout y est trop propre, trop lisse, trop lustré. Trop plat ? C’est vous qui l’avez dit. J’en reviens aux arbitres. Ainsi, expliquez-moi, mais sans me raconter d’histoires, pour quelle raison Kenny Thompson et Oleg Iachtchouk ne sont pas exclus lors de Cercle – Lierse pour ces agressions caractérisées commises, l’une sur Kristof D’Haene et l’autre sur Wesley Sonck ; pour quelle raison le but de Iddi, pour Malines, et celui de Capon, pour Courtrai, ne sont-ils pas annulés alors que ces deux actions sont entachées d’un hors-jeu flagrant ; pour quelle raison le goal d’Elyaniv Barda, face au Standard, et celui de Reza à Westerlo ne sont-ils pas validés tandis que rien ne l’empêchait ; pour quelle raison le Lokerenois Harbaoui n’est-il pas expulsé bien qu’il ait volontairement expédié un coup de coude dans le visage du Brugeois Almebäck ; pour quelle raison l’Anversois Sidibe ne bénéficie-t-il pas d’un penalty après que le Waregemois Colpaert l’ait retenu par le maillot en pleine surface de réparation ; pour quelle raison William Vainqueur ne reçoit-il pas un second avertissement pour sa faute sur Jelle Vossen ? Tiens ! Au fait : combien de cartes jaunes ont-elles été distribuées en cette septième journée ? A ce propos (voir mon blog du 16 septembre), c’est toujours la foire. « Het Laatste Nieuws » en a dénombré 32, « Le Soir » et « Het Belang van Limburg », 31, « Het Nieuwsblad », 29. Voilà qui fait sérieux. C’est comme cette association d’entraîneurs nouvellement créée et qui s’est mise en tête, je cite, « d’élever le niveau du football belge » tout en veillant, je cite encore, « à restaurer l’image de la profession auprès du grand public ». Le chantier est immense. Mais, bon ! Il n’y a aucune raison de s’en inquiéter puisque c’est Jacky Mathijssen qui prend la tête du commando. L’Anversois a été élu président de cette haute assemblée malgré qu’il soit sous le coup d’une interdiction de stade pour paroles déplacées envers des arbitres. Cherchez l’erreur. De quoi faire jaser, non ? Qu’à cela ne tienne. On n’est plus à ça près. Et puis, Jack-le-bavard sera épaulé par deux vice-présidents de poids : Jan Ceulemans et Hugo Broos. Amusant duo ! Demander à Jan Ceulemans, je cite, « d’élever le niveau du football belge », lui qui s’est exilé dans un trou perdu de Campine où la seule chose qu’il y ait jamais gagnée, c’est l’assurance en béton armé de couler là-bas des jours tranquilles, quelle farce ! Quant à Hugo Broos, le meilleur service qu’il ait précisément rendu au football belge consistait à prendre ses distances avec lui. Ce qu’il a fait en partant retrouver Franky Vercauteren aux Emirats. Georges Leekens et Francky Dury complètent ce trio de « bourreurs de mou », au même titre qu’Hein Vanhaezebrouck, Marc Brys, Peter Maes, Glen De Boeck, José Riga, Filip De Wilde et Jan Van Winckel. Que du lourd ! Par bonheur, on a échappé à Jos Daerden, Chris Janssens, Bart De Roover, Etienne Delangre et Michel De Wolf. Ouf !  En revanche, pas de Bob Peeters – normal, c’est quelqu’un qui obtient de très bons résultats – ni d’Ariël Jacobs : l’Anderlechtois est trop occupé à chercher un nouveau back droit pour son équipe…

Dominique  

12:37 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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