Kalezic dehors, Zulte alors !

Par Dominique le 29 décembre 2011 - 2 commentaires

Les charlatans du foot ont encore frappé ! Après Benoît Morrenne, qui misait à court terme sur une qualification de Saint-Trond en Coupe d’Europe, après l’Anversois Patrick Vanoppen, l’homme qui croyait avoir vu l’ours, après Bart Verhaeghe, qui va encore devoir taper son banquier tant il apparaît de plus en plus clairement que le Club Brugeois manque de main-d’œuvre spécialisée, c’est au tour du Waregemois Patrick Decuyper de passer pour une cloche. Comme quoi, être dirigeant ne s’improvise pas. C’est un vrai métier. Pas une marotte…


A priori, il n’y aurait pas de quoi fouetter un chat : quoi de plus normal, en effet, d’apprendre qu’un club a congédié son entraîneur, qui plus est lorsque le club en question accumule les résultats incertains pour un avenir qui, à la longue, le devient tout autant ? A priori, donc, l’annonce du limogeage de Darije Kalezic du poste qu’il occupait à Zulte-Waregem n’est pas surprenante. Les Flandriens ont simplement envoyé le Bosniaque paître en raison d’une accumulation de contreperformances qui est en train de les mener dans la tombe : quatorzième, comptant à peine deux points de plus que Westerlo et trois de mieux que Saint-Trond, Zulte-Waregem a effectivement du souci à se faire alors que la phase classique de la compétition prendra très vite une orientation décisive dans l’optique du sprint final des playoffs et autres barrages. Le cas posé par Darije Kalezic est assez révélateur de ce qui se passe dans le football belge. Ce constat ne réside pas dans le fait qu’on ait confié les clés du camion à un type qui n’avait pas le permis. Cela, c’est courant chez nous. Tiens ! Prenez par exemple celui qui est à la tête de l’équipe nationale : n’a-t-il pas institué le copinage en système afin de nous faire gober que, grâce à ses implants, il serait capable d’enfiler la casquette d’un leader sans crainte d’être englouti par elle ? Les grotesques qu’on croise dans ce milieu ont, croyez-moi, de beaux jours devant eux. Figurez-vous qu’ils sont si nombreux que je renonce à les compter. C’est ma première résolution pour l’année qui vient. La précédente ne s’étant toujours pas achevée, je m’offre dès lors un ultime plaisir : me payer l’un de ces vaniteux qui imaginait que l’Histoire lui ouvrirait les bras parce qu’il avait décidé qu’il en serait ainsi. Je ne parle pas de Darije Kalezic. Lui, c’est un camelot, un nigaud, modeste trouffion de cette armée de fusibles censés sauter à la première occasion. Ces obscurs font un petit tour, et puis s’en vont. Le type qui l’a recruté, en revanche, est d’une autre trempe. Lui, c’est du lourd. La vanité le mène par le bout du nez, un nez qui, par ailleurs, n’est pas souvent dégagé. Voilà quelques mois qu’il s’expose au ridicule et au discrédit en superposant des déclarations qui sont presqu’aussitôt démenties par les faits. Au même titre que Benoît Morrenne qui, il y a peu, rêvait d’une qualification européenne pour Saint-Trond, l’Anversois Patrick Vanoppen, l’homme qui avait cru voir l’ours, ou Bart Verhaeghe, dispendieux monarque qui prétend régner sur le championnat au travers des ambitions visiblement démesurées du Club Brugeois, le Waregemois Patrick Decuyper s’apprête à venir garnir à son tour ce cimetière des trépassés à force d’avoir nourri son discours de n’importe quoi avec n’importe qui. Pour moi, qui ait connu l’époque glorieuse du Gaverbeek, lorsque ce déplacement faisait office de cauchemar pour les formations appelées à se rendre dans ce coin perdu des Flandres – je vous signale que le Milan AC ou l’Atletico Madrid y ont été sacrifiés sur l’autel de l’Europe et de ses compétitions –, prendre aujourd’hui la route de Waregem s’apparente à une punition. Pourtant, n’est-ce pas ce même Patrick Decuyper, désormais maître des lieux, qui, en ce début de saison, par des propos aussi quotidiens dans la presse que les faits divers ou les mots croisés, nous avait promis que le Gaverbeek ne serait plus un refuge pour l’ennui mais un observatoire du plaisir ? Oh que si ! Je cite : « Nous préparons une équipe qui, d’ici trois ans, visera le titre ». Je cite à nouveau : « Darije Kalezic est l’entraîneur qu’il nous fallait. Je l’ai senti tout de suite. Avec lui, nous avons tiré le gros lot. C’est quelqu’un de très haut niveau ». Je cite encore : « Ce groupe recèle suffisamment de talents pour ne craindre rien, ni personne ». Je cite toujours : « L’Europe ? Oui, j’y songe en me rasant le matin ». Je cite enfin : « L’objectif que nous poursuivons à court terme est d’optimaliser au maximum le produit Zulte-Waregem en faisant passer notre budget de 8 millions d’euros à 24 millions d’euros ». Je le dis avant vous : tout ça, c’est mal barré. Avec Moussa Maazou qui n’est pas loin d’avoir décroché le titre de pire transfert du championnat, avec Aleksandar Trajkovski qui nous avait été vendu en son temps comme un candidat potentiel au Soulier d’Or mais bon…, avec Habib Habibou qui a des envies d’ailleurs, avec Hamalainen, Milunovic, Skulason et Rossini, dont les prestations sont si éloignées du projet incarné par Patrick Decuyper – mais peuvent-ils mieux ? –, Zulte-Waregem s’approche à grands pas du trou qui l’engloutira si un cordon sanitaire n’est pas rapidement déployé autour du Gaverbeek afin de protéger l'endroit des influences néfastes qui s’y propagent. A ceux qui me rétorqueront qu’il est facile de tuer ce qui est déjà quasiment raide, je répondrai qu’il est encore plus déplacé de l’ouvrir, comme Patrick Decuyper l’a fait. En football, le vaudeville n’est jamais loin du drame !  

Dominique

18:17 Écrit par Dominique dans Jupiler Pro League | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Franchement, les textes de cette rubrique me saoul!!! c'est lourd, ça n'a aucun d'intérêt. On dirait juste que tu prends du plaisir à taper un texte rempli de métaphores pour le plaisir d'en mettre...bref tu prends une plombe pour nous livrer tes pensées, alors que ça pourrait tenir en trois lignes!!!
Quelqu'un aime t'il ça???

Écrit par : patou349 | 30 décembre 2011

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Encore un grand expert du football qui déblatère à tout va et qui ne fait que du vent
De plus il a le temps le "monsieur" quand on voit la longueur de sa prose.
Au secours ils ont cloné Stéphane Pauwels
Faut éradiquer cette lignée, ils ne mènent à rien.

Écrit par : avatar22 | 30 décembre 2011

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